Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

AIT-OUABANE VILLAGE DU PARC NATIONAL DU DJURDJURA

Publicité

FLORE KABYLE DU DJURDJURA ou CATALOGUE MÉTHODIQUE ET RAISONNÉ

FLORE KABYLIE DU DJURDJUKA ou CATALOGUE MÉTHODIQUE ET RAISONNÉ de toutes les plantes vasculaires et spontanées observées jusqu'à ce jour dans cette contrée IS/L. O. DEBEAUX: Pharmacien principal de l'Armée en retraite, OlUcier de la Légion d'Honneur, Membre de la Société botanique de Finance, de la Société française de botanique et de plusieurs autres Sociétés savantes. PARIS LIBRAIHIË DES SCIENCES NATURELLES, DE PAIL KLiNGKSIECK RUE DES ÉCOLES, 52 1894 FLORE KABYLIE DU DJURDJURA FLORE KABYLIE DU DJURDJURA ou CATALOGUE MÉTHODIQUE ET RAISONNÉ de toutes les plantes vasculaires et spontanées observées jusqu'à ce jour dans cette contrée jC PAR ^^ y' Pharmacien principal de l'Armée en retraite, Officier de la Légion d'Honneur, Membre de la Société botanique de France, de la Société fi'ançaise de botanique et de j)lusieurs autres Sociétés savantes. PARIS LIBRAIRIE DES SCIENCES PIATIRELLËS, DE PAUL KLINCKSIECK «DE DES ÉCOLES, 52 1894 ,Dw / Extrait de la Revue de Botanique, bulletin mensuel de la Société française de Botanique, n»' de janvier 1893 à avril 1894 . FLORE fLmwAnr •«'■■•a' >i;»/r DE LA '«C*l, KABYLIE 1)11 DJIIRDJIIRA (ALGÉRIE) La Kabylie doit cotto dénomination on Algérie au tormo ber- bère Kcbila (prononcez IC baille) (\m signifie Vunion offensive et défensive des tribus du Djurdjura. liguées autrefois pour soute- nir leur indépendance. La Kabylie n'est donc qu'une république fédérative ; mais dans le sens géographique, c'est la contrée qui occupe, dans la province d'Alger, la partie du territoire située entre la Méditerranée au nord, l'Oued (rivière) Isser-oriental à l'ouest, l'Oued Sahel au sud et à l'est. Un peu avant son erabou- ç^.^ chure, ce dernier change de nom pour prendre celui d'Oued Summan. T^ La grande chaîne du Djurdjura, l'ancien Mons ferraius des Romains, que les Kabyles pomment et prononcent Djeurdjeur, parcourt, sur une étendue de 150 kilomètres environ, la partie méridionale et orientale du pays Kabyle qui est nettement délimité, comme je viens de le dire, par l'Oued Sahel, Tisser et la Méditerranée. Une deuxième chaîne de montagnes, beaucoup moins élevée que celle du Djurdjura, et qui lui est parallèle, longe les CM côtes de la Méditerranée depuis l'embouchure de l'Oued Sébaoû C T— à l'ouest, pour aller se confondre au-dessus de Bougie à l'est avec 1 les derniers contreforts du Djurdjura, lequel s'infléchit dans sa partie moyenne vers le nord-est, et se termine brusquement à 2D la mer, non loin de l'embouchure de l'Oued Summan. "*^ L'Oued Sébaoû constitue le cours d*eau le plus important qui arrose le centre de la Kabylie Djurdjurienne ou Grande-Kabylie. 2 Formé par la réunion de plusieurs affluents torrentueux (Sé'&a qui signifie sept), lesquels prennent naissance sur les versants nord et est du massif principal du Djurdjura, ou sur les pentes sud de la chaîne secondaire qui lui est parallèle, lo Sébaoù tra- verse une grande vallée intérieure, parfois resserrée sur sou parcours, parfois aussi beaucoup plus large comme à Sikhoù- Meddour, mais partout bien cultivée ou couverte de beaux pâturages . La Grande-Kabylie est entièrement comprise, depuis le littoral jusque sur les plus hautes cimes du Djurdjura, dans la première zone botanique méditerranéenne, ainsi que l'a déjà établi l'explorateur bien connu, le D"" Cosson, dans sa carte des régions botaniques de l'Algérie. Mais il sera facile toutefois à l'obser- vateur qui aura parcouru cette contrée à toutes les altitudes, d'y reconnaître quatre sous-régions ou zones très distinctes, ca- ractérisées par la présence de plusieurs végétaux qui sont propres à chacune d'elles. l» La zone littorale, c'est-à-dire celle qui ne s'éloigne pas des rivages de la mer, et dans laquelle nous rencontrerons exclusi- vement la plupart des plantes halophytes. 2° La zone des vallées inférieures traversées par les rivières l'Oued Isser, l'Oued Sébaoù, l'Oued Aïssi, l'Oued Sahel, etc., et comprenant aussi les plaines relativement étroites situées au pied des deux versants du Djurdjura. La flore méditerranéenne est caractéristique de cette région. 3" La zone des contreforts pouvant s'élever jusqu'à 1000 mètres et dans laquelle nous remarquons la présence du frêne [Fraxi- nus australis) , du chène-verfc (Qiiorcus ileœ), du chène-liège (Q. siiher), du chène-bellout {Q. Ixillota), et de belles cultures d'oliviers, de grenadiers, de figuiers, et dans les parties basses et abritées de cette zone plusieurs variétés d'orangers, de citronniers, et iï Opuntia Ficus-indica ou figuiers de Barbarie. La vigne à l'état subspontané s'y montre également jusqu'à l'al- titude de 1000 mètres, et produit d'excellents raisins, sans aucune culture de la part des Kabyles. /t» La zone montagneuse qui comprend tout le massif du Djurdjura, et dans laquelle nous pouvons distinguer trois régions botaniques déterminées par l'altitude et l'ensemble de la végé- tation : la région inférieure de 800 à 1800 mètres d'altitude, la région moyenne de 1300 à 1800 mètres et la région supérieure — 3 — de 1800 à 2300 mètres. C'est dans cette zone inférieure qu'appa- raissent, vers la partie orientale du massif Djurdjurien, de belles forets de chênes-liège au-dessus desquelles dominent, à Akfadou par exemple, d'épais fourrés de Qiiercus Mirbehii ou chêne Z'en et de Q. castaneœfoUa ou chêne Afarèz. Le cèdre {Cedriis Libani var. atlaniica) commence à se mon- trer dans la région moyenne montagneuse en compagnie de l'if {Taosus baccata), et couronne toutes les crêtes et les versants du Djurdjura jusqu'à une altitude de 1800 à 1900 mètres. Il cesse de paraître au col des Aith-Ouâbben à 1200 mètres, au Tizi- Kouileth à 1100 mètres, au col de Tlrourda à 1200 mètres. Les principaux sommets du massif méridional auquel les Kabjies attribuent le nom de Djeurdjeur ou Djurdjura, sont dis- posés successivement sur une étendue de 50 à 60 kilomètres environ de Tizi-Oudjâboud on col des ro<çeai<^ à l'ouest au-dessus de Bordj-Bour'ni jusqu'au Tizi-Tirourda à l'est, et de 40 kilo- mètres du col de Tirourda au col d'Akfadou, dans l'ordre sui- vant : lieTigrimmount au- L'Azrou - Guifri ou dessus de Palestro 1.030 uièt, Askadjem 2.000 met. Le Galos 1.273 — L'Azrou-n'-Tohor... 1.823 — Le Tamgouth Aï/.er. 2.12i — L'Azrou-Tidjeur.... 1.877 — Le Dra-Iuguei 2.038 — Le Tizibert-Ghellata. 1.701 — L'Azroù-Goùgau.. . . 2.2î>3 — L'Azrou des Ailh- Le TamgouLh Lalla- Zikki 1.718 — Khadidja 2.308 — L'Amor ou Dzian, . . 1.G48 — L'Azrou des Aith- L'Akfàdou 1.385 — Ouâbben 2.020 — La chaîne montagneuse qui se trouve en bordure de la Médi- terranée au nord de l'Oued Sébaoû, offre une altitude moindre que celle du massif Djurdjurien, mais on y relève cependant des sommets ayant 710, 870, 883, 1278 et 1315 mètres. C'est la partie de la grande Kabylie dont la flore est la moins connue, et j'ai lieu de penser que celle-ci réserverait encore quelques décou- vertes importantes au botaniste qui l'explorerait dans toute son étendue. Les environs immédiats de Dellys et de Bougie sont les seuls points du littoral qui aient été visités avec soin. Je dois ajouter toutefois qu'en 1861, le D^ Cosson, accompagné de son ami et collaborateur le conseiller Aristide Letourneux, traver- sait par Taoûrirt-Guir'il, au-dessus de Toudja, la contrée mon- tagneuse qui sépare la vallée de l'Oued Sahel de celle de l'Oued Sébaoû, et explorait toute la plaine du Sébaoù jusqu'à l'em- bouchure de cette rivière près de Dellys. Ces deux botanistes ont prolité ensuite de leur trop rapide séjour dans cette ville, pour visiter la côte orientale jusqu'à Azelïbun près du cap Cor- belin, puis le territoire des Aith-Zerfaoûa, un peu au sud de ce dernier village. La constitution géologique du massil' Djurdjurien est assez complexe. On y trouve des gneiss et des granits alternant sur plusieurs points avec des calcaires ou des couches épaisses de grès. Sur les plus hautes crêtes, M. le D"" Paul Mares a constaté la présence des nummulites dans des bancs calcaires mélangés de conglomérat siliceux, et passant du grès le plus fin au poudingue le plus grossier. Ce poudingue est composé en gé- néral de très gros cailloux ou de blocs calcaires. Entre chaque grand revêtement calcaire, on observe des cou- ches de terrains schisteux (schiste ardoisé). Ces terrains occu- pent entièrement les vallées, s'élèvent jusqu'à 1300 à 1400 mè- tres, s'appuyant de chaque côté sur les relèvements calcaires. Le marbre se trouve également sur plusieurs points à des hau- teurs variables, et de minces étages de silex font leur apparition entre les bancs de calcaire (Desi'aux). Un des faits les plus intéressants qui ressort de l'étude géolo- gique du Djurdjura, ajoute le D^ Perroud, dans le récit d'une her- borisation qu'il a faite en 1881 dans la Grande-Kaby lie, c'est que l'éruption des gneiss, des granits et des micaschistes à laquelle est due le soulèvement de ce massif, est de date assez récente, et paraît être contemporaine de la formation des Alpes suisses. La présence du terrain nummulitiqueau sommet de Lalla-Khadidja, démontre que le soulèvement du Djurdjura n'a pu avoir lieu que pendant l'époque miocène, et il n'a atteint son altitude actuelle que pendant l'époque quaternaire, ainsi que l'attestent, sur son versant méridional, les dépots importants de ce dernier âge géologique. La présence de puissantes assises calcaires plus ou moins re- levées ou inclinées au milieu des roches plutoniques du massif principal, donne à la lloi-c un caractère varié que n'ont pas les flores pun^ment silicicoies, et contribue à en augmenter la ri- chesse et l'intérêt (£)■" Perroud). La terre végétale est rare au sommet des montagnes, mais — 5 — les cols présentent une belle végétation, bien que la couche d'humus soit peu épaisse. Les cols, presque toujours situés au pied des pitons les plus élevés, font communiquer la partie nord du DJurdjura avec la vallée de l'Oued Sahel. Voici les noms des cols principaux {Tizi ou Thizi) en allant de l'ouest à l'est, avec l'indication de leur altitude : Tizi-Oudjûboud ^2.06(1 met. Thahourt-Bouzgueur 1.785 met. Tizi-Aith-bou-Addou 1.536 — Tizi-Aith-Ouâbben. . 1.950 — Tizi-a'-Tésselent ... 2.039 — Tizi-Tirourda K877 — Tizi-Ougôulrain.... 2.122 — Tizi-Takerrat 1.808 — Tizi-Thiguemôunin. 1.035 — Tizi-Chellala. 1.476 — Tizi-Kôuilelh 1.568 — Tizi-n'-Chéria 1.231 — Thabourt-Thirkabint 1.486 — Tizi-Akfàdou 1.315 — Plusieurs botanistes aussi expérimentés qu'infatigables dans les recherches scientifiques ont exploré, surtout dans ces der- nières années, le territoire de la Kabylie Djurdjurienne. Parmi ceux qui ne sont plus là aujourd'hui pour recevoir l'hommage de ma vive gratitude pour leur obligeance à mon égard, j'ai hâte de citer les noms de mes anciens collègues et amis Durando et Durieu de Maisonneuve, et ceux des deux savants botanistes leD^E. Cosson, membre de l'Institut, et du conseiller Aristide Letoiirneux, qui m'ont bien souvent aidé de leurs bienveillants conseils lors de mon séjour en Algérie. Ce fut un médecin militaire, le D^ Dufour, qui, le premier, a herborisé de 1834 à 1840, aux environs de Bougie, localité que visitait, deux ans après, de 1842 à 1844, le capitaine Durieu, de- venu plus tard membre de l'expédition scientifique en Algérie. Cette même contrée était explorée avec soin en 1869 par mon ca- marade de l'armée, le pharmacien-major Cauvet, lequel m'a com- muniqué l'année suivante ses principales découvertes botani- ques (1). Les environs de Dellys ont été visités, de 1852 à 1854, par le chef de bataillon de Brettes, mais parcourus surtout avec succès par notre collègue Alphonse Meyer, interprète militaire, qui de 1876 à 1889 n'a cessé de récolter de rares et précieuses espèces, qu'il distribuait généreusement dans les exsiccaia de la Société dauphinoise. (1) La liste des plantes recollées aux environs de Bougie par le pharmacien militaire Cauvet a été i)ul)liée dans le Bulletin de la Société holanique dn France. \(ji. XVIII. |). 77 ilS71;. — 6 - Dès l'année 1854, leD^Cosson, et son ami Henri de la Pérrau- dière, entreprenaient un très important voyage d'exploration scientifique jusques au cœur de la Grande-Kabylie. Après avoir visité successivement la Kabylie occidentale et nos postes mili- taires de Drâ-el-Mizan et de Tizi-Oùzou^ ces deux botanistes pénétraient dans le massif du Djurdjura entre Irill-Imoûlaet les Aith.-bou-Addou, et parvenaient sur le plateau du lac de Tizi-n'- Tésselent (2,039 mètres). Ils herborisaient aussitôt dans l'Azib des Aith-Kouffi,et mal- gré des difficultés sans nombre, atteignaient le sommet du Tam- gouth Aïzer (2,124 mètres). Quelques années plus tard, en 1861, le D"" Cosson, mais en compagnie cette fois d'Aristide Letour- neux, visitait, ainsi que je l'ai dit plus haut, la partie orientale du Djurdjura, du col d'Akfàdou à Taoùrirt-Guir'il, et descen- dant ensuite dans la vallée du Sébaoîi, il suivait le cours de cette rivière jusqu'à son embouchure près de Dellys, et où ce grand voyage devait prendre fin. En 1866, M. le D^ Paul Mares et le conseiller A. Letourneux ont visité de nouveau la vallée de l'Oued Sébaoù, Tifrit, la forêt d'Akfàdou, et après avoir atteint le Tizi-n'-Chérià, ils parcou- raient toutes les crêtes du Djurdjura, et s'élevaient au som- met du Tamgouth de Lalla-Khadidja (2,308 métrés). Ils re- gagnaient Fort-National par les grands rochers de Bou-Adnan et le Thabourt-Bouzgueur ou Porte-des-Bœufs. Ces deux explo- rateurs revenaient, en septembre de la même année^ sur les hauts sommets du Djurdjura par les Aith-Ouâbben et les Aith- Daoùd, afin d'en étudier la végétation autumnale. Le Dr ïhévenon a également herborisé de 1860 à 1861 à Drâ- el-Mizan et à Bordj-Bour'ni, et a pu accomplir l'ascension du Tamgouth Aïzer, en suivant les crêtes du Djurdjura entre Drà- el-Mizan et Tizi-Oudjâboud. Quel est le botaniste européen qui, s'étant arrêté quelques jours seulement à Alger, n'a pas connu Gaétan Duraudo, cet ai- mable et très estimé professeur de botanique rurale, qui, pen- dant près de -10 années successives (de 1853 à 1891) n'a pas cessé de conduire, une ou doux fois par semaine, ses nombreux élè- ves ou pour mieux dire ses nombreux amis, dans les stations les plus diverses de la province d'Alger, afin de leur faire récolter les plantés les plus intéressantes de cette région? Notre excellent collègue et ami Durando, dont le dévouement au culte de Flore — 7 ~ n'était égalé que par l'aménité de son caractère et la sympathie qu'il inspirait à tous ceux qui ont eu l'avantage de l'approcher, a aussi herborisé dans la Grande-Kabylie. G. Durando a bien voulu accepter l'hospitalité que jetais heureux de lui offrir en 1859, pendant mon séjour à Fort-National, et dès les premiers jours de juin nous herborisions ensemble dans toute la zone des contreforts des Aith-Iraten, dans la direction de l'Oued Sébaôu, ou bien encore dans les ravins de l'Oued Aïssi, et où nous avons réuni d'abondantes récoltes. Ce zélé professeur est revenu à Fort-National en 1862, pour y faire de nouvelles excur- sions botaniques. Je n'oublierai pas de citer ici mon ancien correspondant et ami M. Michel Gandoger, qui a herborisé de 1878 à 1880 aux en- virons d'Alger et de Tizi-Oùzou, ainsi que dans la vallée de l'Oued Sébaôu. Le résultat des recherches de M. Gandoger aété résumé, en 1883, dans un Catalogue ïiiéUiodique^ lequel a été publié dans le deuxième volume de cette Revue. Après la clôture du Congrès scientifique d'Alger^ tenu on 1881 par l'Association française pour l'avancement des sciences, plu- sieurs botanistes réunis sous la direction de M. le Di" Trabut, professeur à l'Ecole de médecine d'Alger, ont accompli en six jours, à la fin d'avril de cette même année, un voyage botanique dans la Kabylie du Djurdjura. Partis d'Alger le 20 avril, ils visi- taient successivement Palestro, Bordj-Bouira, la vallée de rOued Sahel, les Beni-Mansour, le col de Tirourda, Fort-Na- tional, et retournaient à Alger par Tizi-Oûzou, Bordj-Ménaïel et Maison-Carrée. La neige, à cette époque de l'année, recouvrant toutes les crêtes des montagnes, et remplissant le fond des ra- vins dans les parties élevées du Djurdjura, il eût été dangereux pour ne pas dire impossible de tenter une excursion prin- tannière ailleurs qu'au voisinage des routes stratégiques. Le D^ Perroud a publié dans les Annales de la Société de botanique de Lyon, IX^ année (18S2), une relation fort intéressante des récoltes faites par les congressistes algériens au cours de ce rapide voyage, et il insiste sur ce point très important que tou- tes les plantes rapportées de cette excursion ont été vues par MM. Trabut et Battandier, et par suite leur détermination ne peut offrir le moindre doute. Le moment est venu de parler ici de mes propres investiga- tions dans la Kabylie du Djurdjura, à une époque où cette con- trée venait d'être définitivement ouverte à la colonisation fran- çaise par le succès de nos armes. Appelé à l'Hôpital militaire de Fort-National (alors Fort- Napoléon) vers le milieu d'avril 1858, pour y remplir les fonctions de pharmacien en chef, j'ai séjourné dans ce poste militaire jusqu'au mois de juin 1859, sans avoir cessé un seul jour de faire quelque excursion autour de ma rési- dence, à l'exception, toutefois, des mois de janvier et février, pendant lesquels une épaisse couche de neige recouvre toutes les sommités et les contreforts environnants depuis 600 mètres d'altitude. J'ai eu, en arrivant à Fort-National, la bonne fortune d'y rencontrer le D^ Lucien Leclerc, médecin-major attaché au bureau arabe de ce poste, et qui, très versé dans la connais- sance des langues arabe et berbère , s'occupait à ses rares moments de loisir de traduire en français les livres de méde- cine que nous ont laissés quelques célébrités médicales arabes du Moyen-Age, J'accompagnais fréquemment le D"" Leclèrc dans les tribus Djurdjuriennes où l'appelaient les exigences du ser- vice médical, et c'est ainsi que j'ai pu connaître, le premier pour ainsi dire, la végétation d'une contrée où nul botaniste n'avait pu pénétrer avant nous. Nos excursions s'étendaient dans toutes les fractions des Aith-Iraten dont Fort-National occupait le centre, et parfois aussi dans les tribus bordant l'Oued Sébaoû et l'Oued Aïssi, ou celles encore situées plus au sud et voisines du Djurdjura, telles que les Aith-Menguellat, les Aith-Illiten, les Aith-Ycnni, les Aith-Yàhia , les Aith-Bou- Yoùcef, etc. Bien des fois, nos courses à accomplir dans les villages éloignés de notre résidence exigeaient deux jours do voyage, et alors nous recevions l'hospitalité suit chez l'Amin (chef de la tribu), soit encore dans la Djemaà (maison com- mune) du village. Il m'a été possible également, au mois de juillet 1858 et en compagnie du D"" Paul Mares et du capitaine Desvaux , ancien chef du bureau arabe de Drâ-el-Mizan, do tenter avec succès l'ascension du Tamgouth de Lalla-Khadidja. Le récit de cette excursion et le compte-rendu des résultats botaniques qui en ont été la suite ont été publiés, en 185'J,dans les Actes de la So- ciété Linuéenne do Bordeaux, sous forme de lettre, à mon ami Durieu, alors directeur du Jardin dos Plantes de cette ville. Il était donné au savant explorateur de l'Kgypte inférieure, de la Turquie d'Asie et d'une partie de l'Europe orientale, le — 9 — conseiller A. Letourneux, de nous faire connaître le premier l'ensemble des richesses végétales de la Kabylie Djurdjurienne. Ce zélé et laborieux naturaliste publiait, en 1871, dans le bel ouvrage de M. Hanoteau, intitulé « La Kabylie», le catalogue de la flore de cette contrée, dressé avec le concours du D"" Cosson. Ainsi que l'atteste A. Letourneux , ce catalogue présente le résultat complet des explorations entreprises par les docteurs Cosson, Thévenon, Paul Mares et Henri de la Perraudière, ou par lui-même. Toutes les espèces citées ont été scrupuleusement déterminées par l'illastre auteur du Compendium et des Illus- traiiones florœ atlanticœ. Depuis la publication de ce Catalogue ou Flore de la Kabylie, notre ancien collègue A. Letourneux n'a cessé de travailler à la rédaction d'une deuxième édition de cette flore, pour laquelle il avait soin de mentionner chaque année sur son manuscrit, soit les espèces récemment découvertes, soit les localités nou- velles de plantes déjà connues. Ce travail, encore inédit, ne sera pas toutefois perdu pour la science, car nous avons appris, il y a peu de temps, par M. le professeur Battandier, que cet ou- vrage ne tarderait pas à être livré à l'impression. Nous attendons avec impatience l'apparition de ce nouveau catalogue, et nous espérons même pouvoir le mettre à profit dans l'intérêt de notre florule actuelle qui, je dois l'avouer, est aussi fort incomplète sous le rapport des stations qui s'y trouvent mentionnées. Enfin, pendant ces dernières années trois botanistes algériens, M. le !)■■ A. Chabert, médecin-principal de 1'^ classe de l'armée, et MM. les docteurs Trabut et Battandier, ont entrepris avec succès plusieurs' excursions dans le massif du Djurdjura, afin d'en étudier la végétation à diverses époques de l'année. Le résultat des observations et des découvertes faites par ces émi- nents explorateurs a été consigné dans le Bulletin de la Société botanique de France ou autres recueils scientifiques. Plus de vingt années déjà nous séparent de l'époque où fut publié le livre si instructif « La Kabylie », par MM. Hanoteau et Letourneux ; mais, si d'un côté, la description physique de cette contréeet l'exposé des mœurs et des coutumes kabyles sont aussi exacts aujourd'hui qu'ils l'étaient en 1871, il n'en est pas de même de la flore dont la richesse s'est accrue considérable- ment depuis cette époque. Pour ma faible part seulement, j'ai rencontré dans la zone des contreforts près de cent espèces de — 10 — plantes phanérogames qui ne figurent pas dans le catalogue de Letourneux; et si nous ajoutons à celles-ci les espèces décou- vertes depuis dix ans par MM. Chabert, Trabut et Battandier dans le massif du Djurdjura, nous aurons un contingent très important de plantes nouvelles pour la flore de laKabylie. Je dois ajouter, toutefois, que ces dernières (espèces, formes ou variétés, sont en grande partie mentionnées dans la récente i^Vore de V Al- gérie, dont la publication a été entreprise, dès l'année 1884, par les deux savants professeurs de l'Ecole de médecine d'Alger, MM. Trabut et Battandier, et qui ne saurait tarder à toucher à sa fin. Cette flore est une œuvre remarquable par la netteté et la précision de ses descriptions, et qui doit se trouver entre les mains de tous les botanistes herborisant en Algérie. Mais dans un travail descriptif de cette étendue, le nombre des sta- tions citées se trouve nécessairement restreint. Ainsi , par exemple, pour la région qui nous occupe, nous ne trouvons le plus souventque les seules indications d'habitat « La Kabylie-», ou bien encore «Le Djurdjura'», lesquelles sont évidemment un peu vagues pour les herborisations. J'ai donc pensé pouvoir être encore utile à tous les botanistes, à ceux-là surtout qui résident en Algérie, en leur faisant connaitre, sous le titre de Flore de la Kahylie du Djurdjura, l'ensemble de la végétation des vallées et de la région montagneuse de cette belle contrée, et en mentionnant aussi pour chaque espèce toutes les loca- lités ou stations connues jusqu'à présent dans le territoire de la Grande-Kabj'iie. Il est un point important sur lequel je crois devoir insister ici, c'est que dans l'énumération qui va suivre, je ne m'occupe- rai que des plantes rencontrées dans le territoire ayant les limi- tes suivantes : l'Oued Sébaoù et ses affluents au nord depuis Tizi-Ouzoû jusques au col d'Akfàdou dans la chaîne orientale du Djurdjura, puis la vallée de l'Oued Sahel à l'est et au sud, depuis Akbou, Beni-Mansour, Ain-el-Essnam et Bordj-Bouira jusqu'à Palestre. Le cours de l'Oued Isser serait la limite natu- relle à l'ouest. Comme il est facile de le voir, j'exclus de la Kaby- lie Djurdjurienne toute la région littorale que je n'ai fait qu'en- trevoir dans une seule excursion de Tizi-Oùzou à Dellys, et qui d'ailleurs, est elle-même très imparfaitement explorée (1). 0) Il ue m'a pas paru possible d'exclure entièrement de cette flore les plauiHs delà îono maritinm, ot d'autant plus que certaines ospi-res dites hnfophytes. ~ 11 — , Dans la rédaction do cette flore, j'ai suivie pour le classement des familles et des genres, l'ordre adopté dans VIndex generum Xihanerogamorwn de Th. Durand , ouvrage qui n'est qu'une réduction du Gênera planiarum de Bentham et Hooker, et qui rend de réels services aujourd'hui à tous les botanistes. J'ai eu soin d'indiquer en caractères gras les noms des espèces qui ne figurent pas dans le Catalogue de Letourneux, et dont j'ai fait la découverte le premier dans la Grande-Kabylie. Les plan- tes trouvées plus récemment par divers explorateurs, et qui ne sont pas citées dans ce même Catalogue seront précédées d'un astérisque *. En ce qui concerne l'orthographe des noms des localités (montagnes, tribus, villages, rivières, etc.), je n'ai pu faire mieux que d'adopter leur dénomination, telle qu'elle a été indiquée par le D"" Cosson dans le premier volume de son Com- pendiurn florœ atlanticœ. Enfin, je n'ai pas omis de citer dans la synonymie les noms donnés soit par les Kabyles, soit encore par les Arabes aux plantes les plus connues, ou qui reçoivent une application quelconque dans la thérapeutique indigène ou les usages domestiques. Ces noms sont parfois variables d'une localité à l'autre ; sou- vent aussi ils varient dans la même tribu. J'ai donc tenu note de ces diverses dénominations dans cette partie de la nomen- clature, afin de pouvoir venir en aide à ceux qui dans leurs re- cherches botaniques, s'adresseraient parfois aux Thaleb (lettrés du pays) ou aux guérisseurs indigènes CTliéMb) que l'on ren- contre dans tous les villages kabyles. Je n'ai pas cru nécessaire de borner ce travail à une sim- ple énumération dos plantes observées dans laKabylie du Djurd- jura, et celle-ci n'offrirait d'ailleurs qu'un très médiocre intérêt. Aussi ai-je pensé, d'accord en cela avec plusieurs de mes col- lègues, de ceux-là surtout qui ne reçoivent pas le Bulletin de la Société botanique de France, ou qui ne peuvent le consulter, qu'il serait préférable de leur faire connaître par de courtes •péuetreiit assez loin dans l'iutèrieur des terres, lorsqu'elles se trouvent duus des conditions d'habitat se rajjprochantde celles du littoral. Une autre considératiou m'a aussi engagé à comprendre dans l'ensemble de la végétation kalj\ le, les plantes déjà signalées aux environs de Bougie et de Dellys, c'est la facilité des communications rapides entre ces deux localités et le reste du territoire, et qui est devenue aujourd'hui des plus favorables pour les herborisations d'une journée. 12 diagnoses, les espèces, variétés et formes rares les plus intéres- santes ou nouvellement signalées dans cette contrée. La synonymie de chaque espèce est des plus restreintes, et limitée souvent à la citation des seuls auteurs algériens. J'indi- que aussi pour chacune d'elles sa dispersion géographique, ce qui permettra d'établir dans une récapitulation linale, les prin- cipales affinités de géographie botanique de la flore Djurdju- rienne. Aussi, j'ai l'espoir que sous ces différents rapports, la nouvelle Flore de la Kabijlie du Djurdjura sera de quelque utilité à tous ceux qui s'occupent de l'étude de la végétation al- gérienne, et je m'estime heureux d'en faire la publication dans la Revue de la Société française de botanique. Toulouse, 1" décembre 1892. Allh'ÉVIATIONS LES PLUS EMPLOYEES Bail. Spicil. — J. Bail, Spicilegium florx marocanx. Bdtl. Alg. — Batlandior et Trabut, Flore de VAUjérie. Chab. Nul. — D"" A. Chabert., Notes sur la flore d'Al-jéric. Cuss. Cu)iiji. — Cojsou, Compendium florœ allanlicœ. CjO^s. Illusl. — » llliistr alloues porœ allanlica;. Coss. et Dur. — Cus!~on et Durieu. (). D. ou 0. nebx. — Dobeaux (Odou). » Cal. Irxjh. — » Catalogue des plantes de Dogliar. » Sijn. Ciibr. — » Si/nopsis de la porc de Gibraltar. 1)11. uu l). C. FI. fr. — De CandoUe, Flore française. » l'rud. vcg. — Prodromus regni vegctabilis. Desf. .']//. — Dcsfou(aiQ.:>s, Flora a'hinlici. 1). \\. (111 Dur. — !?urieu de Maisoancuve. ('•!•. God. FI. de Fr. — Grenier et Godron, Flore de France. Guss. Sic.— Gussone. Synopsis florw siculw ou Prodromus florœ siculœ. l.aaik Dict. — Larnark, Dictionnaire cticyclopédKjuc. Jjetx. Cat. -- Lclounieux, Catalogue de la flore de la Grandc-Kabglic. h. ou Liu. — Linné, Species plantarum. V. Mar. — D"- Paul Mares. IYmtouiI — Df Porroud, Herborisations en Kubylic. Poin. Nvuv. Mal. — Porael, Nouveaux matériaux pour la flore allan- lique. Ton. Nap. — Tonore, Flora napjlitana on Syllogc florœ napylilanœ. Tliév. — D' Tliévenun. NN'ilbi. Sprc. — Willdciiow, Spccits j'ianlaruui . Willk. el l.iioProd.— Willkumm et Lan;,'!-, prodromus flor.r hispanicr. FHC^û^lSTEJFLOO^îû^lVrES RENONCULACÉES Clematis flammula Lin. ; Desf. FI. AU. I, p. 433 ; Batt. FI. Alg., p. 3; Letx. Cal. /l. Kal)., p. 24; Kabyl. Thoûzimfh.Azé- roù, Azenzoit; Arab. Nar-el-Bœrel, Sëbeûk, Zenëzoû. Var. A genuina. — Partout dans la vallée du Sébaoù, et dans la zone des contreforts; Fort-National et tout le territoire dès Aith-Iraten, dès Menguelleth, des Illiten et des Aïssi (0. D.) ; Drà-el-Mizan, les Aith-Mechtra, la vallée de Tisser; toute la vallée de l'Oued Sahel (Letx.). — Région méditerranéenne . Var. B marilima Auct. omn. au Lin. ? — Plante plus grêle, à tiges couchées et à feuilles toutes étroites, lancéolées. — Les sables maritimes à l'embouchure de l'Oued Sébaoù ; Dellys, (A. Meyer) ; Bougie, sables de l'Oued Summan (Cauvet). — Eur.. médit, orient, et occid. C. cirrhosa L.; Desf., Atl. I, p. 432 ; Batt. Alg., p. 3; Kabyl Azenzoïi; Arab, Harmous, Ré?7ioiiz, Zenzoïi. Var. k. genuina. — Fleurs grandes, penchées, solitaires, d'un blanc verdàtre uniforme; feuilles fasciculées, ternées, entiè- res, dentées. — Les ravins à Fort-National ; les rochers sur le sentier de Souk-el-Arba à Taoûrirt-Amôkran, etc. (0. D.); le Djurdjura chez les Aith-Mechtra et les Aith-Daoûd; Agouni-el- Haoûa, Thabourt-Bouzgueur (Letx.). — Europe médit., orient. Var. B t)alearica Rich. Journ. phys. (1779) yC. polymorplia Viv. FI. cors., p. 9 ; C. calycina Lagasca. — Variété à fleurs plus petites que dans le type, à feuilles ternées, incisées-den- tées, trilobées et brièvement pétiolées. —Ravins des contreforts à Fort-National avec la var. genuina, mais plus rare. — Espa- gne, Sicile, Baléat^es, Corse, Afrique horéale. Var. G DauteziO. Debx. Syn. fl. de Gihr., p. 13. — Caracté- risée par ses fleurs grandes, d'un pourpre-foncé, et marquetées à l'intérieur de nombreuses petites taches noires. — Déjà signa- lée par notre collègue M. H. Gay dans l'Atlas de Blida, la var. - u - Daiitezi se rencontrera, je n'en doute pas, dans la région mon- tagneuse infér. de la Kabylie du Djurdjura. — Esp. merid. Gi- hraltar, Afr. hor. Thalictrum saxatile D. C. FL franc. Y, p, G33 ; Batt. Alg. p. 5; Th. minus L. var. saxalile D. C. ; Letx. Cat. Kah. 24. Plante glabre, glaucescente, à souche stolonifère; tiges de 15 à 20 cent, au plus de haut., compressibles, flexueuses, presque lisses et à peine sillonnées à la base; fleurs en panicule allon- gée-pyramidale, rameuse à rameaux étalés ; carpelles 3-7, sessi- les. courts, régulièrement ovales et à côtes saillantes. — Les pe- louses dans les zones moyenne et supérieure du Djurdjura; dans la région des Cèdres au Tamgouth de Lalla-Khadidja de 1800 à 2000 met. d'alt., Agouni-el-Haôua (0. D.); Azib des Aith-Koufi, Thabourt-Bouzgueur (Letx.) — Eur. moy. et aust. Anémone palmata L. : Desf. Atl. I, p. 432; Batt. Alg. 5; Arab. Chéliait-en-Naman. — Los pâturages rocailleux à Drà-el- Mizan (Ch. Romain, D"" Thévenon). — Rég. médit, occid. Adonis autumnalis L. ; Desf. Atl. 1, 434; Batt. Alg. 6 ; Arab. Nah-al-Djemel, Ben-naâman, Ben-daman. — Les champs cul- tivés, parmi les moissons, dans la vallée de l'Oued Sébaôu (Letx.)— Em\, Orient. * A. microcarpa D. C. Syst. veg. I, p. 223 ; Coss. et Kralik in Bull. Soc. bot. Fr. IV, p. 55; A. i7itermedia Webb Phyt. Canar. I, p. 12; A. cupaniana Guss. Syn. sic. II, p, 37. — Ti- ges dressées, rameuses dès la base, de 10 à 25 centim, de haut., à rameaux étalés on divariqués ; feuilles à divisions linéaires, mucronées au sommet ; fleurs rouges ou citrines, de 10 à 15 millim. de diamètre; épi carpellaire dense, de 20 à 25 millim. de long ; carpelles ne dépassant pas 3 millim. à bec très court, noirâtre et dépourvu de denticulations à la base. — Les champs sablonneux dans la vallée de l'Oued Sahel, de Bordj-Bouira aux Beni-Mansour (Perroud). — Esp. Poriiig. Sic. Afr. hor. Cana- ries. 4 A. dentata Delile Flor. Egypt. p. 17, tab. 53 ; A. micro- carpa var. dentata Coss. et Kral. loc. cit.— Se distingue de l'A. microcarpa auquel il est rapporté comme variété par quelques auteurs, par ses carpelles plus petits, plus nombreux, rapprochés ' en épis compactes, et munis à leur base d'une rangée de rugo- sités ou tubercules plus ou moins saillants et inégaux. — Même - 15 ~ habitat que 1"^. mlcrocar]xi (Perroud). — Afr. hor. (Rég.- Sabar). Egypte, Orient, Syrie, Arabie, Perse. Ranunculus [Bairachium) homaeophyllus Tenoro FI. nap. IV, p. 338 (1830); R. cœnosiis Guss, FL sic. jjrocl. siippl. p. 17 (1834); Letx. Cat. 24, non Gren. God. ; Ft. hederaceus Desf. Atl. I, p. 442, non Lin. ; R. rtiauritanicus Poniel Nouv. mat. fJ. atl. 240. — Diffère du R. hederaceus avec lequel il a été souvent confondu, par ses tiges toutes flottantes, plus robustes, ses feuilles plus grandes, à cinq lobes profonds arrondis et jamais crénelés; par ses fleurs plus petites (4 mmèt. en diamètre) et ses carpelles plus nombreux (50 environ) obovales-oblongs, légèrement ru- gueux et à bec un peu recourbé. — Le 7?. mauritaniens Pomel qui a été caractérisé par son style court, épais, et faisant saillie au sommet de l'ovaire, ainsi que par ses feuilles à lobes élargis, ne saurait être séparé du R. 1iomfP,oj)hyllus, au moins comme es- pèce distincte.— Les fontaines sous Fort-National, dans le grand ravin d'Ou-Abbou, et sur le chemin de Souk-el-Tléta (0. D.); Ain-el-Hamman près de Tirourda (Perroud); Drâ-el-Mizan,Tizi- Ouzôu (Letx.) — FAir. Ré/j. médit., Ttal. Sicile, Afr. hor. R. {Batraclùum) trichophyllus Chaix in Ilist. pJ. Dauph. I, p. 335; R. aquatilis var. trichophyllus Letx., Cat. 24. — Les mares dans la plaine de l'oued Sébaoû à Sikhou-Meddour(0. D.), chez les Aith-Khalfoun (Letx.), Drà-el-Mizan (Thév.) — Eur. Obs. M. Battandier considère comme étant une simple forme du R. aquatilis le A', saniculcefolius Viviani, qui serait assez répandu en Algérie, et auquel il rattache le R. atlanticiis Pomel qui lui serait identique. Cette variété saniculœfolius est carac- térisée par son réceptacle court, peu hispide, ses styles minces, allongés, et par ses feuilles et ses carpelles glabres. Dans une note étendue à son sujet, le D"" A. Chabert {Bull. Soc. bot. Fr., vol. 36, p. 383) pense au contraire que le R. saniculœfolius est une plante fort incertaine, rapportée avec doute parle D"" Cosson à la var. Baudotii Godr. du R. aquatilis, et qui n'a pas été observée encore en Algérie. Viviani place son espèce à cùté du R. hederaceus, dont elle diffère par ses feuilles plus profondé- ment lobées-réniformes k lobes crénelés, par ses pédoncules allongés égalant les feuilles, et par ses pétioles dépourvus d'une gaine membraneuse à la base. Suivant le D' Chabert, le R. atlanticus Pomel in Nouv. Ma- - 16 - te>\, p. 248 (1), n'est point du tout identique au R. saniculœfo- liiis de Viviani. Le caractère tiré des gaines non auriculées et adhérentes sur les pétioles dans presque toute leur longueur, ce qui sépare le R. atlaniicus de ce dernier dont le pétiole est en- tièrement dépourvu de gaine membraneuse, serait d'une grande valeur. M. Pomel attribue encore à son R. atlaniicus des tiges robustes, flottantes, peu rameuses, des feuilles (les [flottantes) pétiolées, légèrement velues en dessous, réniformes, 3-5 lobées à lobes profonds, larges et arrondis, les submergées divisées en lanières capillaires, un peu raidos et étalées, des fleurs grandes, blanches et des carpelles glabres, obovés, comprimés, à bords arqués et à sommet apiculé. Le R. atlaniicus Pomel (aujour- d'hui R. Pomelianus O. D.) n'a été rencontré jusqu'à présent que dans les mares de la forêt de Cèdres de Téniet-el-Haàd, et devra être recherché dans des stations analogues sur le massif du Djurdjura. R. bullatus L. ; Desf, Ail. I, p. 435. Batt. Alg, 10. — Les pelouses et les collines rocailleuses à Drà-el-Mizan (Ch. Romain) — Médit. Crète. Var. B supranudus ; R. sujjymnudus Jord. et Four, in Brev. plant, nov. fasc. I, p. 1 (18G6). — Forme caractérisée par ses feuilles obovales ou ovales-arrondies, brièvement et obtusément crénelées, légèrement huileuses et glabres à leur surface, his- pides ou poilues en dessous, par ses fleurs assez grandes soli- taires portées sur de longs pédoncules nus dans toute leur lon- gueur, par son réceptacle ovoïde elliptique, et ses carpelles ova- les-oblongs, terminés par un bec recourbé. — Com. autour de Fort-National, Aboudid, Tablabalt, Aguemoûn-Izen, Tàourirt- Amôkran, etc. FI. en septembre-octobre. — Médit, occid, Esp. Port. Baléar. Corse., Say^d. Sic. liai. mér. Afr. hor. (1) Les botanistes algériens ne devront pas confondre le h'anunculus atlan- ticus de la section Batruchium décrit par M. Pomel dans ses Nouveaux ma- tériaux, etc., p. 248 (1874) avec un autre Banunculus atlanticus provenant du Maroc, de la section Euranunculus et voisin du /?. aoris L. publié anté- rieurement par J. Bail dans le Journal of botany de l'année 1873. p. 296, puis dans le Spicilegiwin florœ onarocanœ du même auteur, inséré dans le .Tournai of the lAnnean Society (année 1877), p. 307. 11 est de toute évidence que la dénomination du R. atlanticus employée par J. Bail, a la priorité sur celle de M. Pomel qui servait ù désigner une espèce toute dill'érente dana le genre Ranuncultts , et par suite il devient nécessaire de donner un nouveau nom à la plante de Téniet-el-Haàd. Je propose dès à présent pour celle-ci le nom de R. Poinclianus qui recevra, je n'en doute nullement, l'assentiment de tous les botanistes. - 17 - R. flabellatus Desf. Ail. I, p. 435, tab. 114; Bail Spicil. fl. Maroc. 305; 0. Debx. Syn. Gibr. 16. Var. A genumus Frej^n apud Willk. et Lge. Prod. hisp. III, p. 923 ; R. chxrophyllos var. flabellatus D. C. — Feuilles infér. grandes, glabres, luisantes, ovoïdes ou arrondies, flabellées ou crénelées-dentées sur la marge, les caulinaires plus ou moins divisées en lanières étroites. — Pelouses et collines sèches à Tadert-où-Fillàh près de Fort- National, Aguemoùn-Izen (0. D.) ; chez les Aith-bou-Addou ; au Djebel Afroûn (Letx.) — Bég. inédit. Var. B chœrophyllos Gr. God. Fl. de Fr., I, p. 35 et mult. auct. an Lin.? ; Batt. Alg. 12. — Plante plus velue que le type, à feuilles inférieures également plus petites, caduques et non persistantes, les supérieures moins laciniées. — Les pelouses rocailleuses, partout à Fort-National, col de Tirourda (0. D.); Drâ-el-Mizan (Thév.). R. millefoliatus Vahl Symb. II, p. G3 ; Batt. Alg. p. 10. — Les crêtes calcaires du Djurdjura dans la zone supérieure, col de Cheilata, Tizi-n'-Tésselent, Azrou-n'-Tohor, Thabourt-Bouz- gueur (Letx.) — Afr. hor. R. spicatus Desf. Ail. I, p. 438, tab. 115; Batt. Alg. p. 11 ; Bail. Spicil. p. 305. — Pelouses des montagnes, Drâ-el-Mizan (Ch. Romain); Djurdj. occidental et sommet du Djurd. oriental (Letx.) — Esp. Port. Afr. bor. R. blepharicarpos Boissier Elench. plant, nov. n° 3 (1838), et Voy. bot. Esp., p. 8 ; 0. Debx. Syn. /!. Gibr., p. 15; E. Wa- rionnîi Freyn in Flora (1880), et in Willk. et Lge, Prod. hisp. III, p. 919; R. spicatus var. blepharicarpos Bail Spicil., p. 305. — Se distingue du R. spicatus par ses feuilles à pubescence très courte, 3-5 lobées, plus largement obovales, crénelées- dentées, par son épi fructifère plus large et de moitié plus court, par ses fleurs du double plus grandes. — Les lieux frais des ravins, sous Fort-National, Souk-el-Tléta, ravin d'Où-Abboû, les clairières vers Taoûrirt-Amôkran, etc. (0. D.) — Esp., Gibralt., Afr. bor. (Maroc et prov. d'Alger). R. gramineus L., var. luzulœfolius Boiss. Elench. pi. nov., p. 6; Batt. ^Z^., p. 9. La var. luzulœfolius diffère du type, lequel n'a pas encore été rencontré dans notre région, par ses tiges velues dans le bas, et ses feuilles plus étroites, presque linéaires, couvertes sur la 2 — 18 - face inférioure ot sur los norvures do poils longs, blanc-lainoux. — Zone super, des montaj^nos, sur le versant nord de Lalla-Kha- didja; Thabourt-Bouzgueur (Letx.). — Esp. Afr. hor. (Prov. d'Alger et de Constantine, Tunisie). R. aurasiacus Pom. Nouv. mat. 379; Batt. Alg. 9; A. Chab. Not. p.. Ahj. in Bull. Soc. bot. Fr. XXXVI (1889); R. demissus Coss. in Ann. Se. nat. Sèr. 4, IV, p. 247 et Comp. fl, atl. II, 30 non DC. ; R. VillarsU Letx. Cat. Kab. 24, non DC. Le R. aurasiacus comprend, d'après notre collègue^ M. le Df Chabert, en outre de la forme typique décrite par M. Pomel, et qui n'est signalée qu'à Ras-Pharaoûn dans la région des cèdres de la province de Constantine, deux variétés bien dis- tinctes, ainsi caractérisées. Var. B pseudodcmissus Chab. loc. cit.; R. demissus Coss. loc. cit. non D. C. — Plante glabre, plus petite que le type aura- siacus, à tiges au nombre de 3-5 diffuses, hautes de 6 à 15 cen- timètres ; feuilles radicales divisées en segments étroits et dis- tants, la càulinaire unique. * Var. C Djur/urai Chab. loc. cit. — Plante beaucoup plus élevée, drossée, glabrescente ; tiges au nombre de 1-3, hautes de 18 à 30 centim. souvent bifurquéos ; feuilles radicales divisées en segments ovales ou obovales-cunéiformes, larges et rappro- chés, les caulinaircs au nombre de 2-3. Les variétés B et C croissent ensemble dans la zone supérieure des Cèdres, sur les rochers humides ou ombragés du Djurdjura et à l'altitude de 1700 à 2200 mètres. — Azib des Aith-Koufl (Cosson, Chab.) ; Tamgouth Aïzer, Thabourt-Bouzgueur, Tha- bourt-bou-Friken, Tizi-n'-Tésselent, Tizi-Hoùt, Lalla-Khadidja (Letx.)— Afr.bor. Le R. aurasiacus est bien distinct du A'. Villarsii D. C. par ses pédoncules fructifères sillonnés, ses feuilles caulinaires semi-amplexicaules, son réceptacle glabre ou glabrescent et surtout par son rhizome dont chacun des axes partiels ne produit qu'une seule racine. La souche est, en outre, oblique ou subho- rizontalc ou horizontale d'abord et descendant ensuite (Chab.) R. macrophyllus Desf. Atl. I, p,447 ; Batt. A/^. 10; 0. Debx. Syn. Gibr. 18; R. lanuginosus Poiret non Lin. ; A', palusiris var. macrophyllus Bail Spicil. 30(3; R. palusiris Willk. et Auct. hisp. non Lin. — Epèce très répandue dans les prairies - 19 - du littoral algérien, mais beaucoup plus rare dans la région sous-montagneuse des contreforts à Fort-National sur le chemin d'Ain-el-Hammam (0. D.) ; Tizi-n'-Tléta, Djemàa-Saharidj, forêt d'Akfàdou (Letx.) — Esp., Baléar., Corse, Sardaigne, Afr. hor. * R. procerus Moris in Mom. Acacl. Torm. vol. 38, p. 32, et in FJ. sard. I, p. 45; R.macroj^hylhis wav. procerus Batt. Alg- p. \0; R. decipiens F omel, Nonr. 7nat. p. 379. — Port du /î*. macrophyUiis à tiges dressées, rameuses, multiflores, à villo- sité étalée dans le bas et appliquée-éparse dans le haut ; car- pelles en épis globuleux, obovés-cunéiformes, plats, tubercules sur les faces et non lisses. — Les clairières des forêts, de Taoû- rirt-Guir'il à El-kseur dans la Kabyiie orientale ; Drâ-el-Mizan (Batt.) — Sardaigne, Afr. hor. R. arvensis L. ; Desf. AU. I, 437; Batt. Alg., 13; Arab. Keff-el-lioûr, KefJ^-el-SéMa (Patte de Lion). -- Les champs et les moissons à Fort-Nat. (0. D.); Bordj-Bouiraet la valléede l'Oued Sahel (Perroud); Tizi-n'-Tléta, Tifrit, l'Oued Sébaou (Letx). — Eur. Afr. hor. Orient. R. muricatus L.; Desf. Ail. I, 437.— Com. dans les ravins hu- mides ;'i Fort-Nat.; ravin d'Ou-Abbou (0. D.) ; Souk-el-Djemâa, Drâ-el-Mizan, vallée del'Oued Sébaou, Tizi-Oûzou(Letx.)— Rég. médit. Oy^ent, Afr. hor. R. parYiflorus L. ; Desf. Ail. I, p. 441 ; Batt. Alg. 13. — Lieux humides, bords des ravins au dessous du jardin militaire près de Fort-Nat. (0. Debx.) — Drà-el-Mizan (Batt.) — Eur. cent, et médit. Afr. hor. Orient. R. trilobus Desf. AU. l, p. 437; Batt. /l^^. p. 13. — Partout dans les terrains marécageux, près des sources à Fort-Nat. (0. D,); Drà-el-Mizan (Letx.) — Rég. médit, occid. et Orient., Afr. hor. R. lateriflorus D. C. ^S//^^ pL I, p. 251; Presl FI. sic. 19; Ten. Syll.neap. p. 267; Letx. Cat. 24; R.nodosus Reichb. non L. — Faciès du R. nodiflorus L., mais à feuilles longuement pétiolées, elliptiques ou ovales-spatulées, à fleurs très petites, sessiles ou subsessiles sur les nœuds de la tige ou à l'angle des dichotomies, et à pétales munis, vers le milieu, d'une cavité nectarifère ; carpelles (20 à 30) tuberculeux, ovales, se terminant en un rostre recourbé-subulé. — Les marécages à Oùgoûlmin- - 20 - Aberkam (Letx.) — Règ. màW. Esp. Ital. mérid. Sic. Turq. Afr. Vor. Ficaria calthaefolia Reichb. Icon. 457 et FI. exciirs. 11,718 F. yrandillora Robert Cai. pi. Toulon, 57 ; Kabyl. Tldbioulh Arab, Fouila. — Très coin, dans les champs cultivés à Fort-Nat. bords des ravins humides à Ain-el-HammanetTirourda(0. D.) col de Tirourda (Perroiid) ; C dans la zonedes forêts, Thabourt- Bouzgueur (Letx.) — Médit. Afr. hor. Obs. Les fibres épaisses et charnues delà racine sont récoltées par les Kabyles, qui les utilisent comme aliment après les avoir fait bouillir dans l'oau. Nigella Damascaena L. ; Dosf. All.l, 428. — Champs cultivés près des anciens fours à chaux, sur le chemin do traverse de Fort-Nat. à Tizi-Oûzou ; Sikhou-Mebdour (0. D.); Drà-el-Mizan ; vallée de l'Oued Sébaùu (Letx.) — Rég. médit. Orient. N. sativa L. ; Desf. Atl. I, 429 ; — Arab. Ilabbat-ès-Saofida ; Kem7nowi-el-Açoued. — Cultivé dans presque tous les jardins à Fort-Nat. et subspont. dans les champs à Aboudid près de la prise d'eau, etc. (0. D ) — Orient, Afr. bor. * N. arvensis L.; Desf. Ail. I, p. 429. — Arab. Sahnoudj. — Les champs des terrains secs et sablonneux ; Bordj-Bouira, vallée de l'Oued Sahel aux Béni-Mansour, col de Tirourda (Per- roud). — Rég. médit. Esp. Port. Orient, Afr. bor. N. intermedia Cosson Notes plant. cril.Esp. 49; Batt. Alg. p. 18; N. hispanica Desf. pro parte. — Tiges simples, dressées, non rameuses; fleurs grandes, d'un beau bleu, sépales atténués en un onglet trois fois plus court que le sépale. — Terrains secs et sablonneux, Aboudid près de Fort-Nat. (0. D.) ; Dra-el-Mi- zan, vallée de l'Issor ; Tizi-Ougoulniin (Letx.). — Esp. Afr. bor. Aquilegia vulgarisL. var. viscosa Letx. Cai. Kab. 25; Batt. Alg. p. 17; A. viscosa (jowqw non Waldst. et Kit.; Arab. Alilùl- loiian. ~ Feuilles un peu velues-glanduleuses dans la var. vis- cosa, et ordinairement glabres dans le type, lequel n'a pas en- core été signalé dans notre région. — Les bois montagneux, Agôuni-el-Haôua, chez les Aith-Daôud (Letx.); Tala-Semda(Bat- tand.). — Europe cent, et aiisi. Afr. bor. Delphinium orientale J. Gay apud Ch. Desmoul. Cat. plant, bord. p. 12 (184U) ; Batt. Alg. 76; Z). ornulunt Bouche. — — 21 — Les champs et les moissons à Fort-National (Letx.). — OyHent, Asie-min., Syy^ie, Arménie^ Perse. D. halteratum Sibth. et Sm. FI. grœc.procl. I, p. 371 ; Presl FI. sic. p. 25 ; Boiss. Fl. orient. I, p. 86. — Tiges dressées, peu rameuses, glabrescentes et pubescentes seulement au som- met ; segments des feuilles cunéiformes, divisés en lanières li- néaires-lancéolées, les inférieures trifides; épis florifères serrés; pétales latéraux à limbe plus court que l'onglet; éperon ascen- dant droit, deux fois plus long que la fleur, celle-ci d'un bleu pâle ; carpelles oblongs, pubérulents, divergents au sommet. — Les champs parmi les moissons ; Drâ-el-Mizan (Batt.). — Eur. orient. (Thessalie, Thrace, Macédoine) Bytliinie, Asie-Min., Sy- rie, Afr. Ijor.., Mm^oc, etc. * D. peregrinum L. ; Desf. ; Ail. I, 426. Var. longixjes Bo\?>^. Voy. hoi. Esp. I, p. 12; 0. Debx. Syn. Gibr. 14; D. longijjes Moris Fl. sard. I, 59. — Feuilles glabres divisées en lanières assez larges et peu nombreuses'; rameaux allongés, pauciflores ; fleurs distantes, à pédicelles plus longs que l'éperon et les bractées. — Champs et moissons dans la val- lée de l'Oued Sahel, des Beni-Mansour au col de Tirourda ; Drà- el-Mizan (Batt.). — Esp. Gibralt. France mérid., Afr. bor. D. junceum D. C. Syst. Veget. I, 348; Batt. Alg, 16; D. père- grinum L. var. junceum Gren. God. Fl. Fr. I, 48. Plante annuelle, très rameuse, à rameaux grêles, allongés ' épis florifères lâches ; limbe des pétales elliptique, en coin à la base, égalant l'onglet ; éperon dressé, ascendant. — Collines sa- blonneuses, dans la vallée du Sébàou (Letx.). — Région médit., Orient. Afr. bor. D. Balansae Boiss. et Reut. Diagn. pi. orient. Sér. II, n" 5, p. 12 ; Batt. Alg., 16. — Port et faciès du précédent, mais à souche ligneuse et vivace, multicaule ; tiges produisant de nombreux rameaux stériles ; fleurs d'un bleu pâle ; graines sub- globuleuses. — Zone super, du Djurdjura chez les Aith-Ouàbben et les Aith-Boudrar (0. D.) ; Tizi-Oudjâboub, sommets calcaires du haut Djurdjura (Letx.). — Afr. bor. (Algérie, Maroc). D. pentagynum Lamk. Dict. encyc. II, 264; Desf. Atl. 1,427; Batt. Alg. 16.— Zone infér. du Djurdjura, chez les Aith-Ouàbben et les Aith-Boudrar (0. Debx. et P. Mares); Drà-el-Mizan, Tizi- Oudjàboub et la zone des contreforts (Letx.). — Esp., Port.'' Sic, Afr. bor. - 22 — D. Staphysagria L. ; Batt. ^4/(7.17; Arab. Senoiidj.Mioiihracfj, Habhej^rass , Zébib-el-Djébel ou raisin delà montagne.— Ravins humides, bord des torrents à Fort-National, chez les Aith- Mechtra (Letx.) — Reg. médit., Orient. Paeonia algeriensis A. Chab. in Bull. Soc. bot. Fr. XXXVI, p. 18 (188G) ; P. Riissi Munby in Cal. pi. alg. (Ed. \\) non Bi- vona; P. Riissi var. coriacea Coss. olim.; Batt. Alg. p. 18 non Boiss. ; P. corallina L. var. atlantica Goss. Comp. fl. ail. II, p. 54; Kabyl. Tharoûman-Guidaoûn ; Arab. Chéhaiq, Roûman el-Shadi OM Grenade de Singe. — Cette belle espèce se distingue des P. corallina, coriacea et Russi avec lesquels elle a été con- fondue, par ses feuilles pubescentes à leur face inférieure, par ses carpelles entièrement glabres, par ses graines rouges, puis noi- res et non d'un pourpre-foncé. — Les bois et les rochers ombra- gés dans les régions moyenne et supérieure du Djurdjura, de 1,300 à 1,900 met. d'altitude ; col de Tirourda, près de la maison cantonniére (Perroud) ; Mechmel des Ailh-Daoûd et des Aith- Ouàbben (Chab.) ; Aith-Koufi , Agouni-el-Haoùa, Azerou-Tidjeur (Letx.) ; Adrar-Youssef (Schousb.) ; se retrouve dans la chaîne des Babors — Afr. bor. BERBÉRIDÉES Berberis hispanica Boiss. et Reut. Pug. plant, nov. 3; Batt. Alg. p. 19; B. imlgaris var. australisBoi^. Vog. bot. Esp. 15 ; B. œlhnensis Cosson olim non Prcsl ; Kabyl. Tazou- gartli, Thasgouarth; Arab. Bmamai, Asberbarica. Diflère du B. œtJinensis Presl par ses tiges plus basses, plus nombreuses, formant un buisson donso et plus épais, à rameaux entrelacés et munis d'épines moins robustes, plus courtes, ter- nées et divariquées, par ses feuilles moins coriaces et subsessi- les, luisantes, obovées-elliptiques ou cunéiformes, entières, rarement dentées et à dents très écartées, par ses fruits d'un noir-bleuàtre pruinoux. — Les versants rocailleux dos ravins dans la zone dos Cèdres, de 1,600 à 1,800 met. d'alt., chez les Aith-Illiten à Agouni-Aihmed ; pontes do Lalla-Khadidja (0. Debx. et P. Mares); Drà-Iuguel, Tamgouth Aizer, Tizi-n'-Tésse- Icnt, Azib dos Aith-Kouli, Agouni-cl-Haoiia (Letx.). — Esp. Afr. bor. — 23 — PAPAVÉRACÉES Papaver Rhaeas L.; Desf. ^^/. I, 406; Batt. Alg. 20; Arab. Ben-n' émana, El'-Naâman, Hennaàma. — Champs et mois- sons ; com. partout à Fort-Nat. (0. D.); Tizi-Ouzôu, Tizi-n'- Tléta, Aith-Koiifi (Letx.). — Eîi?\ Orient., Afr. bor. P. dubium L. ; Batt. Alg. 21 ; Letx. Cat. 25. — Les champs cultivés, parmi les moissons à Bordj-Bouira^ la vallée de TOued- Sahel (Perroud) ; Bordj-Bour'ni, Cliellata (Letx). — Eu7\ ornent , Afr. bor. Obs. On retrouvera très probablement sur le territoire de la Grande-Kabylie, la variété obtusifoliiim (P. obiusifoKu^n Desf. FI. AU. I, p. 407), à feuilles grandes, lesinfér. bipinnatiséquées, à lobes arrondis obtus, à capsules allongées subcylindriques, déjà signalée dans l'Atlas de Blida, ainsi que la variété piniia- iifidum Batt. {P. pinnaiifldum Moris ?) à feuilles simples, étroi- tes, pinnatipartites, à lobes courts, larges, triangulaires, dentés, à capsule étroite, allongée, et qui a été indiquée à Palestro sur les limites de notre région (Batt.). P. hybridum L.; Batt. Alg. 21 ; Letx. Cai. 25; Arabe Ben- n'emana. — Les cultures et les moissons; com. à Fort-Nat. (0. D.); roued Sahel, Chellata ; vallée de lisser, l)rà-el-Mizan (Letx.). — Eur., Rég. inédit., Orient. Glaucium corniculatum Curtis FI. londin. VI, tab. 32 ; Che- lidonàim corniculaiuin L.: Desf. Atl. I, 404.— Les sables et alluvions des rivières, l'Oued Sébaoïi, l'Oued Sahel, chez les Beni-Mansour, l'Adjiba, Akboù (Letx. Perroud). Var. B fulvum Batt. loc. cit., 22. — Pétales d'un jaune-fauve^ devenant plus foncés à la base. — Mêmes stations que le type, l'Oued Sahel, l'Adjiba, Maillot (Batt.). — Eur. médit., orient. Rœmeria hybrida D. G. Syst. veg. II, 92 ; Clielidonium hU' bridwn Dosf. Atl. I, 405 ; Letx. Cat. 25. — Champs des collines schisteuses à Fort-National (0. D.) ; Bordj-Bouira, l'Oued Sahel (Perroud), Chellata, Drà-el-Mizan (Letx.).— Rég. médit. Orient. Chelidonium majus L,; Batt. Alg. 22; Arab. Mamirane, Baklet-el-Khétatf. — Ravins humides au col do Tirourda, à Tizi n'-Chéria (Letx.). — Enr., Orient, Afr. bor. *"' — 24 — FUMARIACÉES * Hypecoum pendulum L. ; Batt. Alg. 23.— Les champs sablonneux dans la plaine do l'Oued Sahel, chez les Beni-Man- sour (Perroud). — Eut. médit., Orient. f- H. Geslini Cosson et Kralik in Bîill. Soc. hot. Fr. XII, 522; Coss. m. Jl. ail. tab. VI ; Batt, Alg. 23 ; H. littorale Desf. Atl. I, 147. — Port de r/f. procumbens L., qui n'a pas encore été trouvé dans nos limites, mais à pétales extérieurs entiers, les intérieurs à lobe médian elliptique, entier. — La plaine de l'Oued- Sahel de Bordj-Bouira aux Beni-Mansour (Perroud). Obs. — VH. Geslini est une des rares plantes subsahariennes observées au pied du versant sud du Djurdjura — Afr. bor. Fumaria capreolata L. ; Desf. Atl. II, 145; F. allnflora Hammar Monog. Fum. ; F. pallidiflora Jord. pro parte; Arab. ChahtredJ, Chahteradj , noms donnés à toutes les espèces de Fumaria et signifiant Roi des légumes. — Com. dans les cultu- res, au bord des ravins à Fort-National (0. D.), à Drà-el-Mizan (Thév.), dans le Djurdjura occidental, l'Azib des Aith-Koufi, Tizi-n'-Tésselent; Tizi-Oùzou, etc. (Letx.).— jE'wr. médit., Orient. Y F. gaditana Hausskn. in Flora (1873), p. 547 ; Willk. et Lge. Prod. fl. hisp. III, 879 ; 0. Debx. Sy7i. Gibr. 20; Batt. Alg. p. 26. Du groupe cû^i^reototo dont il serait pour M. Battandier une forme exagérée, mais à tiges plus ou moins élevées et nombreu- ses, rameuses à rameaux pauciflorcs ; llcurs lâches à pédicelles grêles, d'un blanc-pàle, pourprées au sommet ; sépales ellipti- ques-ovales, brièvement acuminés, denliculés à la base, plus larges que la corolle et du double plus courts que celle-ci; épe- ron du pétale supérieur renllé ; fruits lisses, ovales-arrondis, munis d'une carène saillante, obtus au sommet et tronqués à la base, — Gorges de Palestro (H. Gaj'). — Cultures aux environs d'Alger (Batt.). — Esp. mérid. Gibraltar, Afr. bor. F. speciosa Jord. Cat. graines jard. de Grenoble (1849); Batt. Alg., p. 27 ; F. flabellaia Auct. alger. non Gaspar. ex Batt. loc. cit. ; F. capreolata L. ex parte; Arab. Gi'.ema-bellan. — Tiges plusjrobusles, plus allongées et anguleuses que dans le F. capreolata; feuilles glauques, souvent un peu rigides ; fleurs beaucoup plus grandes, en épis serrés, blanches avec une tache — 25 - d'un brun-pourpre au sommet, lavées cle rouge sur le dos; fruits moins rugueux et déprimés à la partie supérieure. — Les brous- sailles, aux bords des champs et des sentiers ; corn. àFort-Nat., sur le chemin de Taoûrirt-Amôkran, dans les clairières (0. D.)- Rëg . médit. Otient. Afv. I}0?\ F. agraria Lagasca Elenc. hort. mairit. 21 (1816); Batt. Alg . 27; Let. Cat. 25. -— Champs et ravins boisés ; Chellata (Lirou); col de Tirourda (Perroud); Souk-el-Djemàa, vallée de risser (Letx.), Drà-et-Mizan (Thév.). — Eur. méricl. OiHent. Var. B atlaniica Letx. Cat. Kab. 25; F. atlantica Cosson et Dur. in Herb. olim ; Batt. Alg. 27. — Tiges diffuses, décomban- tes ; feuilles à segments plus larges , fleurs blanches ; fruits très gros, rugueux (Batt.). — Pelouses du Djurdjura au Tamgouth Aïzer (Batt.), Tizi-n'-Tésselent (Henri de la Pér.). — Afr. bor. F. média Lois. Not. p. 1(J2, var. Borœi Batt. A/g., 28; F. Borœi Jord. Cat. gr. jard. Gren. (1849); F. média Ya.r. a typica Esimm. Monog. Fum. 84.— Plante dressée, souvent grimpante, à rameaux florifères raides, longuement pédoncu- les ; pédicelles plus longs que la bractée ; fleurs grandes, rosées, mais un peu plus courtes que dans le F. agraria; fruits obtus, globuleux, légèrement rugueux vers la carène et rétrécis à la base. — Champs cultivés à Fort-National (0. D.). — Eur. médit. F. officinalis L. ; Desf. AU. II, 124; Batt. Alg. 28; Arab. Cha- tredj. — Les cultures autour de Fort-Nat. (0. D.) ; moissons chez les Aith-Idjer (Letx.), — Fur., Orient. F. densiflora D. C. Cat. hort. monsp. p. 113 (1813); Batt. Alg. 28; F.micraniha h-à^. Elenc. hort. mat. p. 21. — Champs et cultures diverses à Fort-Nat. (0. D.) ; vallée de l'Oued Sahel (Perroud), Drà-el-Mizan (Thév.) — Eur. cent, et médit., Orient. F. parviflora Lamk. Dict. enc. Il, 567; Batt. Alg. 29. — Les champs rocailleux à Aboudid près Fort-Nat. et sur le sentier de Taoùrirt-Amùkran (0. D.) ; zone des forêts chez les Aith-Daoùd (Letx.). — Eur.., Orient. CRUCIFÈRES Matthiola tristis R. Brown Hort. Kew. IV, p. 172; Cheiran_ thus tristis L. ; Desf. A tl. II, 88. — Vallée de l'Oued Sahel (Per- roud) ; Chellata, Akboii (Lirou). — Rég. médit., Orient. + M. lunata D. C, Syst. vég. II, 176; Coss, Not.pl. crii. Esp. — 26 - p. 94; Batt. Alg. 73. — Siliques portées sur un pédicelle épais et très court, linéaires, arquées, toruleiises, étalées, à la fin re- courbées, d'abord blanches-tomenteuses, puis glabrescentes et glanduleuses à la maturité ; style allongé faisant une saillie courte et obtuse entre les cornes ou lobes du stigmate, celles-ci relevées en demi-lune. — Les sables [ai lieux incultes dans la vallée de l'Oued Sahel, à BordJ-Bouira (Perroud). — Esp. mér., Grèce, Afr. bor. * M. parviflora Schousb. in Schrad. Journ. Ijotan. III, 369 sub C/wircmlho; R. Brown. loc. cit. p. 118; Batt. Alg. p. 7i. — Siliques subtoruleuses brièvement pédicellées, raides, très étalées à la maturité, pubérulentes; style faisant une faible saillie entre les cornes, celles-ci longues, aiguës, redressées. — Collines incultes dans la vallée de l'Oued Sébaoù près de Si- khou-Meddour (0. D). — Rég. médit. Nasturtium officinale R. Brown Hort. Kev, Ed. II, p. 110; Sisymhrium nasturtium L. ; Desf. Atl. II, p. 81; Ivabyl. Guer- noiinech; Arab. Harra, K'orret-el-Ain. — Les fontaines, les eaux courantes ; com. à Fort-Nat. (0. D.j ; Souk-el-Djemàa, Tizi-n'-Tésselent, Azib des Aith-Koufi, Acherchour-en-Tensaoùt, Tala-Mechnea (Letx.). — Eur. Orient, Afr. Ijor. Barbarea vulgaris R. Brown Hort. Keiv. IV, p. 109 ; Letx. Cat. Kah. 26, var. iniermedia Batt. FI. de t' Alg. Si ; B. interme- dia Boreau FI. du Cent. Ed. III, p. 40. — Plante intermédiaire entre les B. vulgaris ci pracox. Tiges droites, striées, simples à la base, à rameaux appliqués contre l'axe primaire; feuilles radi- cales étalées, à lobe terminal ovale-oblong, incisé, les latéraux oblongs ou ovoïdes, les caulinaires pinnatifides ; fleurs plus pe- tites que dans le type vulgaris; siliques courtes dressées en grappes serrées, se terminant en une pointe courte et obtuse. — Les pelouses humides des montagnes à Taoûrirt-Guir'il, Tizi- n'-Tésselent, Agouni-el-Haoûa (Letx.). — Eur. moy. et më- rid., Esp. Ital. stip., Afr. ho)'. Obs. MM. Battandier et Trabut in(rK[ueut dans le DJuidJura, sans aucune autre mention d'habitat (FI. de l'Alg., p. 81), le Barbat'ea sicula Presl Del. prag., p. 17 [B. stolonifera Pomel), qui se distingue do l'espèce précédente par ses nombreuses ro- settes stériles, ses tiges rameuses au sommet, à rameaux étalés, et par ses feuilles basilaires lyrées, à lobe terminal très grand, — 27 — ovale ou ovale-arrondi, les caulinaires munies à la base de deux lobes auriculés, amplexicaules. Arabis pseudo-turritis Boiss. et Heldr. Diagn. pi. orient. Série II, n» 1, p. 20; Coss. III. fl. atL, tab. 12; Balt. Alg. 77; Boiss. Fl. orient. \, 168. — Espèce voisine de iVi. perfoliata Lamk. dont elledifïère par ses rameaux très lâches même après l'anthèse, par ses pétales plus larges et ses graines unisériées, étroitement marginées. VA. pseudo-turritis, qui n'avait été si- gnalé qu'en Grèce (Mont Malévo de Laconie et l'Olympe de Théssalie), se retrouve dans plusieurs stations de la chaîne du Djurdjura, chez les Aith-bou-Addou, à Acherchour-en-Tensaoiit et à Akfàdou (I-etx.), aux Babors et au Tababor (Batt.), et enfin aux deux Cèdres de Blida (H. Gay). — Eitr. orient., Grèce, Afr. hor. A. verna R. Brown loc. cit. 105 ; Batt. Alg. 79 ; Hesperis verna L.; Desf. AtL II, 92. — Les collines herbeuses, les clai- rières, au bord des ravins, Affensou, Tàourirt-Araôkran près de Fort-Nat. (0. D.); col de Tirourda, Takériboud-el-Djédid(Per- roud); Chellata (Lirou); Djebel Afroun (Letx). — Afr. bor. A. albida Stev. Cai. hori. Gorin. 51, eiMé^n. Mosq. III, p. 270; Presl Fl. sic. 47; A . alpina Munby non L.; A. caucasica Willd.; Turritis vernaDesf. Fl. att. t^. 92. — Dans les ^zones moyenne et supérieure du Djurdjura, de 1,500 à 1,900 met. ait. chez les Aith-Illiten, Tamgouth de Lalla-Khadidja(0. Debx. et P, Mares), col de Tirourda (Perroud), Azib des Aith-Koufi (P. Mares), Tizi-n'-Tésselent (H. de la Pér.;, Chellata (Lirou). — Ital. mër. Sic. Orient, Afr. hor. A. auriculata Lamk. Dict. énc. I, 219 ; Batt. Alg. 78. — Les rochers cale, du Djurdjura, Tizi-n'-Chéria, Agouni-el-Haoùa (Letx.) — Bég. médit. Orient, Afr. hor. A. sagittata D. C. Sysi. reg. II, 221 ; Batt.^l^^., 78— Rochers humides, chez les Aith-bou-Addou, Acherchour-en-Tensaôut, col d'Akfàdou (Letx.), Tala-Rana (Batt.) — Ear. cent, et mér. ^ Var. B exauriculata Willk. et Lge. Prod. hisp. III, 817 ; A. hirsuta Scop. Fl. carn 71. — Plante entièrement recouverte dépolis serrés, étalés, simples ou bifurques, excepté à la partie supérieure des rameaux florifères ; feuilles presque entières ; siliques glabres.— Zone supérieure du Djurdjura, Lalla-Khadidja (versant sud), Tàla-Rana, Azib des Aith-Koufi (Batt.) — Eur., Asie sept. (Sibérie). Afr. bor. — 28 — A. pubescens Poir. -Sî/^^p?. I, 413 ; Batt. Alg. 11 \ Turritis pubescens Desf. FI. ail. II, 92, tab. 163, — Assez com. dans la zone des contreforts au milieu des chênes-Bellout ; chemins couverts au-dessous de Fort-Nat., grand ravin d'Ou-Abbou, Souk-el-Tléta, Ain-el-Hamman (O. D.) ; Aith-Ismail, Aith- bou-Addou, Tizi-n'-Tésselent, Chellata(Lirou) ; Acherchoiir-en- Tensaoùt, Tirourda (Letx.)- Ohs. Cette espèce, peu répandue dans la Grando-Kabylie, se reconnaît à ses tiges simples, dressées, de 3-8 décimèt., pubes- centes, légèrement striées et munies dans la partie moyenne de 2 à3 rameaux dressés, à ses feuilles radicales étalées en ro- sette, spatulées, obtuses, atténuées en pétiole, les caulinaires éparses, étalées-dressées, sessiles, semi-amploxicaules, profon- dément dentées, pubescentes, à ses fleurs petites, blanches, à ses siliques étroites, linéaires, aiguës, comprimées, subsessiles, appliquées sur les rameaux, pubescentes, longues de 4à5 cen- tim. et à ses graines ailées. Var. B hrachycarpaBdXt in Bull. Soc. bot. Fr. xxx, p. 262. — Ne diflêre du type que par ses siliques moitié plus courtes (30à 40millim.), et par son style un peu plus long. — Lalla- Khadidja (versant sud), Tâla-Rana, col des Aith-Ouabben (Batt.) — Afr. bar. (Algérie, Maroc). A. thaliana L. ; Letx. Cai. 26 ; Sisynibrhim ihalianum Gay in Gaud. FI. lielv., IV, 348. — Partout à Fort-Nat.. surlacolline d'Aboudid ; rochers et chemins couverts à Taourirt-Âmôkran, Souk-el-Tléta, Affensou, etc. (0. D.) ; Tirourda, Takeriboud-el- Djédid (Pcrroud), Azib des Aith-Koufi, Tizi-n'-Tésselent, Tizi- n'-Chéria(Letx.), Dra-ol-Mizau (Thév.) — Eiir. Turq. Orient. A. parvula Léon Dufour in I). G. Syst. veg. II, 228; Boiss. Voy. bot. EsjhY). 25, tab. 13; A. brachypoda Boiss. Elencli. no8 ; A. latifolia Dur. in E.xpl. scient. Alg. idih. lxxii. — Rochers des montagnes, au col de Tirourda (Pcrroud), Tizi-n'-Chéria, Thabourt-Bouzgueur (Letx.) — Espagne, Afr. bar. Cardamine hirsuta L. ; Desf. ; Atl. II, 80. — Com. sur les ro- chers, les vieux murs, et dans les ravins rocailleux à Fort-Nat. (0. D.) ; dans la zone des forêts de chênes et sous les cèdres du DjurdJ lira (Letx.) — Fur. Tio'q., Orient., Afr. bo)\ Alyssum atlanticum Desf. Atl.U, 71, lab. \V-); A. niontn- numh. var. atlanticum Bail Spicil. 320; Batt. Alg- 16. — - 29 - Plante des hautes sommités du Djurdjura offrant de nombreuses variations dans son port, le tomentum qui la recouvre, la colo- ration et la dimension de ses fleurs, la forme des sépales, des silicules et des graines, et qui ont donné lieu à la création de plusieurs sous-espèces. Celles-ci doivent être considérées toute- fois comme des formes ou variétés distinctes, dues surtout à leur habitat, ou à l'influence des milieux. Les trois variétés suivantes ont été observées dans la région montagneuse. Var. A Çlausonis; A. Clausonis Pomol Nom:, mat., 236. -— Plante couverte d'un tomentum étoile, canescent ; fleurs assez grandes, d'un jaune vif ; tiges simples, flexueuses, étalées-re- dressées. Var. B syeciosum ; .4. speciosuni Pomel loc. cil. 227. — For- me toute couverte de poils étoiles, subcanescents, devenant gri- sâtres; fleurs très grandes, d'un jaune vif; tiges flexueuses, ascendantes. Yâv G decoloratum; A decoloratum Pomel loc. cil., 237. — Forme velue dans la grappe florifère et au bord des feuilles, couverte de poils étoiles, appliqués et denses sur les jeunes feuilles; fleurs d'un jaune très pâle; tiges grêles, flexueuses, étalées et bien feuillées dans le haut. Ces variétés se rencontrent parfois avec le type A. atlanli- cimt, lequel a été observé sur le Tamgouth de Lalla-Khadidja (0. Debx. et P. Mares), chez les Aith-bou-Addou, à Tizi-n'-Tés- selent, près du col do Tirourda (Letx.), à Chellata (Lirou), — - Esp., Port. Âfr., hor. A. serpillifolium Desf. Atl. II. Alg. 46; A. alpestre vas.ser- pillifolimn Bail Spicil. 320. D'après Bail, qui a récolté VA. serpillifolium dans l'Atlas du Maroc, à l'altitude de 1,400 met., celui-ci serait à peine différent de 1'^. alpestre var. suffrutescens Boiss. (FI. orient. 1,268). La forme du Djurdjura est seulement plus grêle et plus faible dans toutes ses parties et beaucoup plus incanescente, à feuilles très petites ovales-lancéolées, et à fleurs en grappes plus serrées, plus petites et d'un jaune vif. — Les crêtes rocheuses à la limite supérieure des Cèdres^ au Tamgouth de Lalla-Khadidja vers le sommet, de 2,000 à 2,300 met. (0. Debx., P. Mares), Tamgouth Aïzer (Thév.), Aith-bou-Addou, Tizi-n'-Tésselent, col de Tirourda (Letx.). — Esp., Port., Afr. bor. Orient. ^ A. Djurdjurae A. Chab. in Bidl. Soc. bot. Fr. xxxvi, 19, - 30 - (11 jnv. 1880). — Tiges sousfrutescentes formant un petit buis- son peu serré, les stériles simples, les florifères souvent rameu- ses ; feuilles vertes en dessus, blanches -incanescentes en des- sous , spatulées-lancéolées , ovales dans les rejets stériles ; corymbe composé, lâche, formé de plusieurs cymes corymbifor- mes ; silicules biconvexes, égalant le pédicelle, planes à la base et sur la marge, elliptiques, atténuées-aiguës au sommet ; style persistant égalant le tiers de la silicule ; loges biovulées ; grai- nes ovales étroitement marginées et à marge concolore. Cette nouvelle espèce diffère surtout des A. atlanticitm et serpUlifolium par ses silicules plus grandes, plus elliptiques, aiguës au sommet, et elle se sépare de VA. alpestre par ses funicules adnés à la base et par ses loges biovulées (Chab.)- Les rochers des hautes sommités du Djurdjura, de 2,000 à 2,200 met, d'alt. au Thabourt-bou-Friken, et sur le Tamgouth Aïzer (Chab.)- — Afr. bor. A. granatense Boiss. et Reut. Pug.pl. nov. 9; O.Debx. Cai. pL de Bogh. n«>38; A. calycmum Letx. Cat. 26, non L. — Eboulis rocailleux au col de Tirourda (Perroud); entre Tizi- n'-Iméchéddaden et Tirourda (Letx.)-— Esp., Af,\ bor. Jf A. luteolum Pomel Nouv. mat., p. 234; Batt, Alg„ p. 47. — Plante annuelle ayant le port du précédent, mais à pubes- cence cendrée-jaunâtre ; feuilles lancéolées-oblongues, longue- ment atténuées à la base ; fleurs jaunes, décolorées après l'an- thèse; sépales jaunes, persistants; grappe fructifère lâche allon- gée ; pédicelles étalés à angle droit, plus courts que les silicu- les, celles-ci ovoïdes, tronquées au sommet, un peu plus lon- gues que larges, luisantes à leur surface, mais parsemées de petits poils étoiles visibles à la loupe, convexes sur les faces et déprimées sur les bords ; graines ailées ou aptères (Pom.). — Les hautes montagnes dans la zone supérieure des Cèdres à Tàla- Rana (Batt.)- — Se retrouve dans la forêt de Cèdres de Téniet- el-Haâd (Pomel). — Afr. bor. A. campestre L.; Batt. Alg. 48. — Les collines micaschis- teuses chez les Aith-Iraten, Fort-National, Aboudid, Imaïsren, Azoûza, Aith-Moussa, Souk-el-Tléta, Affensou, etc. (0. D.) ; Tizi-n'-Tléta (Letx.) — Eiir., Orie^it. Afr. bor. Ptilotrichum spinosum Boiss. Voy. bot. Esp. 46 ; Batt. Alg. 49; Alyssum spinosum L. — Les rochers calcaires au sommet - 31 - du Tamgouth Aïzer (Thév., Chab.) — France mérid. Esp. Afi\ l)07\ (Algérie^, Maroc). Koniga maritima R. Brown in Deiih. Clapp. et Oudn. Ap- pend. 214; Alyssum marUùnum Lsunk. ; Clypeola maritima L. ; Desf. AU. II, p. 72 ; Arab. Hamimei-el-Beldia, Khenfedj-' el-Kadjera, Rogmali.— Rare dans la région montagneuse, mais fréquent dans la vallée de l'Oued Sahel , Ain-el-Esnem chez les Aith-Yalla (0. D.) ; des Beni-Mancour au col de Tirourda (Perroud). — Rég. mëd. Orient, Afr. Imr. Draba hispanica Boiss. Etencli. pi. nor. 18 et Voy. bot. Esp. 48, tab. 13 ; Batt. Alg. 49. — Hauts sommets du Djurdjura, Tamgouth de Lalla-Khadidja, sous la Kouba à 2308 met. (0. Debx et P. Mares, Letx.): Tizi-n'-Tésselent,Tizi-n'-Chéria, Thabourt- Bouzgueur (Letx.); Tizibert de Chellata (Lirou). — Esp. mer. ^Grenade) Afr. dor. Var. B longistyla Batt. Ft. Alg, p. 50 — Rosettes très nom- breuses, rapprochées, formant un gazon dense et serré ; style plus allongé que dans le type (Batt.) — Le Djurdjura (Batt.) ; se retrouve dans les Aurès, l'Atlas de Blida, etc. — Afr. hor. D. muralis L. ; Desf. FI. Ail. II, 65. — Com. dans les ravins, sur les rochers, les vieilles murailles sous Fort-National, Abou- did, Tâourirt-Amùkran, etc. (0. D.) ; col de Tirourda (Perroud) ; Djurdjura occidental (Letx.) — Eur. Orient., Afr. bor. D. verna L. ; Batt. Alg. 50. — Mêmes stations que l'espèce précédente, et tout aussi commune. * Var. B majilscula ; Erophyla majuscula Jord. Pug. pi. nov. 11. — Plante plus forte, plus rameuse et à tiges plus éle- vées que dans la var. genuina. Elle se distingue des nombreu- ses formes décrites par M. Jordan, par ses pétales du double ou même du triple plus grands, à sépales plus arrondis, par ses silicules plus grandes, ses feuilles cendrées plus larges, à dents plus proéminentes, recouvertes de poils denses et plus courts.— Les clairières et les friches qui bordent le sentier de Fort-Nat. à Tâourirt-Amùkran (0. D.) —Eur. cent, et mer. Sisymbrium officinale Scop. FI. carn. II, 26; Erysimum ofricinale L. ; Desf. Atl. Il, 85. — Bords des champs et des che- mins, partout à Fort-National, Aboudid, Aguemoun-Izen^ etc. (0. D,); Ain-Thaoûrden, Aith-bou-Addou, Aith-Ali (Letx.) — Eur. Orient, Afr. bor. — 32 — S. alliaria Scop. loc. cit. 26; Alliarîa officînalifi Andrz. Crucif. in M. Bieb. FI. taiir. cauc. Suppl . 445; Erysimum alliaria L. — Les ravins ombragés au col de Tirourda (Perroud), chez les Aith-bou-Addou (Letx.) — Fait., Orient. * S. erysimoides Desf. Ail. II, 83, tab. 158; 0. Debx. Gai. Dogh., n" 50; Balt. Alg . 67. — Cette espèce, que DosContaines ne signalait qu'en Tunisie, commence à se propager dans le midi de l'Espagne, aux Baléares, en Sardaigne et même aux Canaries. Je l'ai déjà indiquée dans la région des hauts plateaux à Boghar, et dans les champs sablonneux du littoral à Oran où elle est assez répandue. On la reconnaîtra à la glabrescence de toute la plante, à ses tiges annuelles, dressées, légèrement striées, hautes de3 à 5 décimét, à ses feuilles roncinées-pinnatilides, 5-7 lo- bées, dentées, le lobe terminal beaucoup plus grand, à ses fleurs d'un blanc-pâle, petites, à pétales égalant les calices, ceux-ci à divisions linéaires, à ses siliques horizontales, sessiles, subu- lées, glabres, comprimées, longues de 3-5 centim. et disposées en une grappe de 3 à 5 décim., à ses graines petites, brunes et oblongues. — Les champs sablonneux, l'Adjiba, vallée de l'Oued Sahel (Batt.) — Esp. Baléar. Sard. Ca7îaries,Afr. bor. (Maroc, Algérie, Tunisie), Perse aust., Arabie. Abyssinie. S. Irio Lin. Amœn. IV, 170; Batt. Alg. 67; S. erysimas- trum Lamk. ; Arab. Kernoimech-Saft. — Plante très commune partout en Algérie, et s'accommodant de toutes sortes de sta- tions, champs, vieux murs, rochers, alluvions des rivières, dé- combres autour des centres de colonisation. — Tizi-Oùzou, val- lée de l'Oued Sébaoù, Fort-National (0. D.) — Eur. cent, et médit., Orient. Afr. bor, ¥ S. runcinatum Lagasca in D. C. Syst. II, 478,; O. X>ebx. Cat. Bogh.. n^ 54; Batt. Alg. 6G. — Tiges le plus souvent dif- fuses, étalées sur le sol, feuillées jusqu'au sommet ; feuilles infé- rieures, roncinées-pinnatifides, pétiolées, les caulinaires sessi- les ; une seule fleur à l'aisselle des feuilles ; siliques dressées, arquées, portées sur un court pédoncule. Deux formes distinc- tes sont signalées par le D' Cosson, l'une à siliques entièrement glabres (var. Q.glabrum Coss.) qui est la plus rare, l'autre qui est beaucoup plus commune et hispide dans l'inflorescence (var. b. Idrsutum Coss. ; S. hirsùtum Lag. loc cit.). — M. Battandier indique la Kabylie pour l'un des habitats du S. runcinatum, es- pèce que j'avais récoltée depuis longtemps à Boghar sur les rives — 33 - du Chélif, et plus récemment clans les champs sablonneux à Oran. C'est très probablement dans les vallées de l'Oued Sahel et de l'Oued Sébaoû, que l'on aura la certitude de la rencontrer. — Esp. mer. (Murcie), Afr. hor. Orient. S. amplexicaulo Desf. Atl. II, 81, tab. 153; Choul. ^Frrt^m. fl. alg. exs. I, n» 11 ; Sinapis amplexicaulis D. C. ; Brassica a7nplexica11lisBa.it. Alg. 59. — Les collines sèches et rocailleu- ses à Aboudid, ravin d'Ou-Abboù, Taoûrirt-Amôkran, Affensou, Souk-el-Tléta, etc., près do Fort-Nat. (0. D.); Bordj-Bouira (Perroud), Ghellata (Lirou). — Afr. dor. Conringia orientalis Andrz. .Crucif. in M. Bieb. Fl. taur. Cauc. Suppl. 445; Batt. Alg. 71 ; Brassica orientalis L. ; Eri- simum perfoliaium Crantz. — Les moissons à Fort-National, où il est rare (0. D.); Drà-el-Mizan (Thév.) ; Bordj-Bouira (Per- roud.) — Eur. cent, et médit., Orient, Afr. bor. Erysimum grandiflorum Desf. Ail. II, 81, tab. 153; E. aus- trale J. Gay Erys. diagn., p. 6 var. grandiflorum ; Bail Spicil. 324 ; E. longifolium D. C. Syst. II, 504. — La zone super, mon- tagneuse du Djurdjura, col de Tirourda, Agouni-Aïhmed, Aith- Ouàbben (0. Debx., Letx., P. Mares) ; Tamgouth Aïzer, Tizi- Oudjàboud (Thév.), Aith-bou-Addou,Tizi-n'-Tésselent ; Azib des Aith-Koufi (Letx.). — Afr. bor. E. squarrosum Jan in Mert. et Koch DeutscJi. flora; Batt. Alg., 72. — Plante à tiges plus robustes et allongées que la pré- cédente ; feuilles lancéolées plus grandes, plus nombreuses sur les tiges ; fleurs également plus grandes (16-18 millim.) ; calices bigibbeux à la base ; siliques dressées (Batt.). — Fissures des rochers sur le Tamgouth Aïzer (Batt.). — Afr. bor. ¥ Brassica humilis D. C. Syst. II, 598 ; Diploiaxis humilis Gr. God. Fl. de Fr. I, p. 78 ; var. a atlantica Batt. Alg. 56. — Tiges de 1 à 5 décim. ; feuilles oblongues, dentées à dents espacées, hispides, rarement pinnatifldes (Batt.). — Les hauts sommets du Djurdjura, Lalla-Khadidja, Tamgouth Aïzer, de 2000 à 2300 met. (Batt.). — Afr. bor. B. Gravinse Ten. Fl. nap. prod. 39 et Sylloge Fl. neap. 828; Batt. lilg. 56; Sinapis recurvaia Desf. .4 ^^. 11,97.— Som- met de Lalla-Khadidja (P. Mares), sommet du Tamgouth Aïzer (Thév.) ; rochers escarpés chez les Aith-bou-Addou, Tizi-n'-Tés- 3 — 34 — selcnt, Acherchour-en-Tensauut, Tirourda (Lctx.). — Ital. mérid. Afr. Ijor. * B. lasvigata Lag. Varied. 19 et Nov. gen. et Spec. 2G8 ; Willk. et Lge. Prod. Tlisp. III, 859. — Plante ayant l'aspect du B. sàbularia, mais se distinguant de celui-ci par ses tiges an- nuelles dressées, à rameaux étalés, glabres, de 30 à 50 centim. de haut., par ses feuilles intérieures formant une rosette bien fournie, roncinées ou pinnatipartites, brièvement pétiolées, glaucescentes, les caulinaires peu nombreuses, plus petites, li- néaires, glabres, par ses fleurs lâches, longuement pédicellées, à pétales deux fois plus longs que les calices, par ses siliques d'abord dressées, puis très étalées. Var. B major Gandg. in Rev. Soc. franc, de Bot. II, 127. — Forme à tiges plus élevées, et à proportions plus grandes dans toutes ses parties. — Com. dans la vallée de l'Oued Sébaôu à Tizi-Oùzou (Gandg.). — Esp. Afr. hor. OI)s. — La découverte de cette espèce, nouvelle pour la flore de l'Algérie, est due aux recherches de notre collègue, M. Gan- doger, lors de son séjour à Alger en 1877-1880. Le B. lœvigata n'était connu qu'en Espagne, dans les provinces de Vieille-Cas- tille et des Asturies. Sinapis pubescens L.; Bùii.Alg. 53; Eriicastrum puhesces- cens Willk. et Lge. Prod. f\. Uisp. III, 8GI ; Arab. Lepsana. — Siliques petites, velues ou pubescentes, à pédicelles dressés, épais, appliqués contre les tiges, celles-ci de 30 à 50 centim. de haut., dressées, rameuses, à rameaux presque aphylles. — Les versants rocheux des hautes montagnes ; Lalla-Khadidja (0. Debx., P. Mar.), chez les Aith-bou-Addou, Taoùrirt-Guir'il (Letx.) ; Gouraya de Bougie (Cauv., Dur.) ; com. sur le littoral à Alger. — Rëg. médit. (France mér., Espagne, Ital. mér. Sicile, Zante). — Afr. bor. S. circinnata Desf. Ail. II, 96; S. pubescens vsiV. circin7iata Batt. Alg. 53; Boiss. Flor. or. I, 394, p. p. — Ne diffère du S. pubescens que par ses siliques glabres. — Ehoulis des monta- gnes ; col de Tirourda, Takériboud-el-Djédid (Perroud) ; Bougie (Dur.) ; Drâ-el-Arba (Paris). — Afr. bor. Orient. S. arvensis L. var. orientalis Batt. Alg. 53; Boiss., FI. or. I, 395; aS'. orientalis L. — Kabyl. Ahnaf, Khardel. — Siliques his- — 35 - pides et non glabres comme dans le type. — Champs cultivés à Drà-el-Mizan (Thév.). — Eur. Orient., Perse, Afr. bor. S. geniculata Desf. Atl. II, 98; Letx. Cat. 28; Hwschfeldia geniculataBa.it. Alg., 61; Arab. Lepsana.— Tiges très ra- meuses, à rameaux étalés-divariqués ; style géniculé, longue- ment atténué au sommet (Batt.). — Champs et collines, partout à Fort-Nat. (0. D.); Tizi-Oûzou, vallée de l'Oued-Sébaôu, Souk- el-Djemâa, Drâ-el-Mizan, vallée de l'Isser (Letx.). — Afr. bor. Erucastrum Cossonianum Reut. Cat. "pl. Uort. genev. (1854); Boiss. et Reut. Diagn. pi. orient. Ser. Il, n» 5, p. 26; E. obiu- sangulum var. exauriculaium Coss. et Dur. apud Balansa PI. alg. exsic. (1853); 0. Debx. Cat. Bogli. n° 66. — Espèce voisine de VE, obtusangulum Reichb, mais en différant par ses tiges rameuses dès la base, couvertes de poils courts, défléchis ; par ses feuilles également recouvertes de poils apprîmes épars, et profondément pinnatipartites, à divisions inégalement oblon^ gues-lancéolées, non auriculées à la base ; par ses fleurs pâles, ses siliques dressées-étalées, portées sur un pédicelle 2-3 fois plus court que celles-ci, comprimées ; par ses graines bisériées, ovales, un peu aplaties. — Bords de l'Oued Isser (de Brettes). — VE. Cossonianum a été observé dans diverses régions de l'Algérie, à Biskra (Balansa), à Djelfa (Reboud), à Boghar (0. Debx.), dans le Djebel Amour (Clary, Pomel), etc. — Afr. bor. ^ Diplotaxis pendula D. C. Sysi. II, 628; O.Debx. Cat. BogJi. n'63; D. Harym Forsk. FI. œgypt. arab. 118 sub Sinapide\ Bail Spicil. 329; Sysymbrium pendulum Desf. Atl. II, 82, tab. 156. — Collines sèches et ravins pierreux dans la vallée de l'Oued Sahel, l'Adjiba, Maillot, col de Tirourda (Perroud, Batt.); versant nord de Lalla-Khadidja (Batt.) — Com. dans la région des Hauts-Plateaux des trois provinces. — Orient, Afr. bor., Egypte, Arabie, Mésop., Perse bor. et aust. * Eruca stenocarpa Boiss. et Reut. Pug. pi. nov. p. 8; Batt. Alg. 55; E. satina var. stenocarpa Cosson; Bail S'picil. 330; Arab. Djerdir, Djerder, Bouh-ali. — Par son port, la forme et la couleur de ses fleurs, cette espèce a la plus grande affinité avec VE. sativa L., mais elle est plus élancée et plus rameuse ses divisions foliaires sont aussi plus étroites et plus aiguës. Elle en diffère surtout par ses siliques beaucoup plus étroites, longues de 10 à 12 mm.; larges de 2 à 3 mm. et se terminant par - 36 - un bec long de 4 à 5 mm., par les valves des siliques uninerviées sur le dos, à nervure peu saillante, et par ses graines unisé- riées. — Les sables et les champs cultivés sur les rives de l'Oued Sahel, à Bordj-Bouira, et chez les Beni-Mansour (Perroud). — Très com. dans la province d'Oran, depuis le littoral jusque dans ,1a région des Chotts (0. I).). — Afr. hor. ■¥ Moricandia suffruticosa D. C. Syst. veg. Il, 620; Batt. Alg. 64 ; Brassica suffruticosa Desf. A II. II, 94 ; Arab. Kroiim- el-DJémel. — Souche vivace ; tiges ligneuses à la base, formant un buisson bas et rameux ; feuilles plus petites que dans le M. arcensis, entières, coriaces, les inférieures à peine [rétrécies en pétiole; fleurs violettes; siliques grêles, très allongées. — Sables des rivières dans la zone inférieure; vallées de l'Oued Isser et de l'Oued Sahel (Batt.). — Afr. hor. Carrichtera Vellae D. C. Syst. veg. II, 642; Voila annita L.; Desf. Atl. II, 64; Arab. Agrima. — Collines sablonneuses et champs cultivés dans la plaine de l'Oued Sahel (Perroud), Akbou (Lirou). — Très com. sur le littoral à Alger, Oran et dans les Hauts-Plateaux. — Rég. médît. (Esp., Corse, Sic, Grèce), Oi-'ient, Egypte, Perse, Mésopotamie. ¥ Psychine stylosa Desf. A tl. II, p.69, tab. 148 ; 0. Debx. Cat. Bogh. N" 52; Batt. Alg. p. 52. — Plante bien caractérisée par ses silicules grandes, hispides, bi-ailées en forme de papillons, gibbeuses sur le milieu de chaque cloison, et surmontées par le style très long, persistant, subulé ; par ses (leurs grandes, vei- nées de violet, à pétales longuement onguiculés ; par ses tiges annuelles, dressées de 2-4 décim., velues, et ses feuilles pubes- centes, obcordées-lancéolées, amplexicaules, inégalement den- tées. — Ravins et collines pierreuses à Palestro [Batt.J — Beau- coup plus répandu dans les Hauts-plateaux des prov. d'Oran et d'Alger. — Afr. bor. Capsella bursa-pastoris Mœnch Meth. 271 ; Thlaspi Imrsa- pastoris L. ; Desf. Atl. II, 68; Kabyl. Kerkass, Kiss-el-)^ai; Arab. Harrâ-el-rérin. — Champs, jardins et cultures à Fort- Nat. (O. D.), Drâ-el-Mizan (Thév.), chez les Aith-bou-Addou, à l'Azib des Aith-Koufi, Tizi-n'-Téssolent, au sommet de Làlla- Khadidja (Letx.). — Eur. Orient, et tout le globe tempéré. C, rubftlIaReut. in Bull. Soc. Haller.(\S5\); Batt. ^1/^7.42; — 37 — Thlaspi riihellimi Lor. et Bar. FI. Monlp. 60. — Plante ordinai- rement rougeâtre dans la partie supérieure ; pétales dépassant à peine le calice ; silicùles brusquement atténuées, à bords con- caves. — Mêmes stations que le précédent à Fort-Nat. (0. D.); Ain-el-Hamman, ïirourda (Perroud). — Eu?\ cent, et ausi. lonopsidium albiflorum Reich. Icon. VII, 26 ; Letx. Cat., 27 ; Dur. in EajiL scient. Alg. tab. 72; Pasioi^ea aWiJlora Todaro. — Les pelouses de la zone montagneuse, Drâ.— Sélàma, près Drà-el-Mizan (Thév.) ; Tizi-n'-Chéria (Letx.). — Sic, Afr. bor. Senebiera coronopus Poir. Dict. encyc. VII, p. 76 ; Cochlea- ria coronopus L. — Flaques d'eau, à sec pendant l'été, dans la vallée de l'Oued Sébàou (Letx.) ; com. à Fort-Nat. (0. D.); les pelouses du Djurdjura (Letx.). — Eur. Orient, Transcauc. Afr. bor. Lepidium glastifolium Desf. Ail. II, 66, tab. 147; Batt. Alg. 44 ; Letx." Cat , 27. — Drà-el-Mizan (Thév.); Akfadou, Djebel- Afroun (Letx.). — Beaucoup plus répandu sur le littoral à Mai- son-Carrée (0. D.) ; se retrouvera très probablement aussi dans les vallées de l'Isser et du Sébaou. — Afr. bor. L. calycotrichum Kunze Chloris, n» 833 ; L. humifusum, Coss. Iltust. atl. 45; L. dayense Miinhy in Bull. Soc. bot. Fr. Il, 282 ; f'. 7iebrodense var. atlanticum Bail Spicil. 331 ; L. gra- natense Coss. Not. pi. crit. Esp. 51. — Plante gazonnante re- couverte d'une pubescence blanchâtre, multicaule, et munie d'un rhj'zome très allongé ; tiges simples dressées ou décomban- tes, naissant à l'aisselle des feuilles basilaires, hautes de 8 à 16 centim.; feuilles polymorphes, les inférieures pétiolées.oblon- gues ou obovées, entières ou dentées, les caulinaires amplexi- cauleS; à oreillettes arrondies ; silicùles ovales-oblongues, briè- vement atténuées à la base, d'abord tomenteuses-incanescentes, puis devenant hispides et rarement glabrescentes, ailées vers le milieu, à ailes légèrement échancrées et arrondies au sommet; terminées par le style assez long. ■— Les pelouses dans la zone supérieure du Djurdjura, à l'Azib des Aith-Koufl(H. delà Pêr.), Tizi-n'-Tésselent (Letx.). — Observé aussi au Djebel Dira près d'Aumale (Batt.); à Daya dans la province d'Oran (Munby,Clary) etc. — Esp. Afr. bor. Bivonea lutea D. C. Syst. II, 555; Batt. Alg. 41; Choul. - 38 - Fragm, fl. aJg. exsic. N" 110; Thlaspiluteum Bivona Cent. I, p. 78. — Pelouses du Djurdjura, au-dessus de 1,000 met., Ti- rourda, Tizi-n'-Chéria (Letx.)- — Com. dans la région des Hauts-Plateaux et même sur le littoral à Oran (versant nord du Santa-Crux, à 450 m. d'alt.). — Sic, Afr. b07\ * iîEthionema Thomasianum J. Gay in Ann. se. nat. IV, p. 81 (1845) ; Batt. in Assoc. avanc. se. (Congrès de Toulouse — 1887) et in Bull. soc. bot. Fr. XXXIV (1887) p. 385, et vol. XXXIX (1892) tab. I. — Espèce caractérisée par ses grappes fructifères compactes, subglobuleuses, par ses silicules unilo- culaires, monospermes, largement ailées et par ses graines lis- ses (Batt.). — Eboulis calcaires du Tamgouth de Lalla-Khadidja vers le sommet (versant sud) k 2,000 met. d'alt. (A. Chab., Sou-' lié, Trabut). — Piémont, Afr. 1)07\ Obs. Cette plante est l'une des rares espèces des Alpes du Pié- mont qui se retrouve sur les pics neigeux de l'Algérie. Sa dé- couverte sur le Djurdjura, en compagnie de quelques autres plantes alpines, fait supposer et avec raison à M. Battandier que celles-ci sont les derniers survivants d'une végétation aujour- d'hui disparue, et qui dut régner sur ces montagnes à une épo- que ou leurs cimes étaient couvertes de neiges éternelles (Batt.). Biscutella apula Lin. Mantissa, 254 ; Desf, Atl. II, 75 ; Batt. Alg 38; B. Coliimnœ Ten. pro parte. — Tiges de 2 à 3 décim., grêles, dressées, peu rameuses ; feuilles radicales entières, den- tées, non lyrées, les caulinaires linéaires-lancéolées, éparses, toutes hérissées ; fleurs petites, d'un jaune pâle, à pétales non auriculés ; silicules très petites, pubescentes, échancrées au sommet, épaissies sur les bords. — Com. dans la zone des con- treforts à Fort-Nat., Aboudid, Agucmoun-Izcn, Imaïsron, Affen- sou, etc. (0. D.); Tizi-Oùzou, Tizi-n'-Tléta (Letx.); I)rà-el-Mizan (Thév.), Chellata (Lirou). — Rég. médit, occ. Afr. bor. Obs. Le B. Colunmœ Ten. Fl. nai). IV, tab. 102, ne diffère du B. apula que par ses silicules du double plus grandes, scabrcs ou lisses à leur surface. B. radicata Coss. in Bull. Soc. bot. Fr. (1872) p. 214, et ///. fl,. ail. tab. 50; Choul. Fragm. fl. alg. exs. N" 503; B. rirgala Coss. et Dur. olim. — Souche grosse, vivace, de la grosseur du doigt, donnant naissance à des tiges dressées, rameuses, hautes de 1 mètre environ; feuilles velues, hispides, les radicales gran- — 39 — des, lyréeS; lés caulinaires embrassantes, dentées ; fleurs gran- des, d'un jaune pâle ; silicules larges de 14 à 18 mm., glabres et luisantes, rarement hispides. — Plante confondue quelquefois avec le B. raphanifolia décrit par Willdenow et par Gussone non Poir. nec Desf. et dont elle se sépare entièrement par ses racines vivaces et non annuelles. — Forêts de la zone monta- gneuse à Taoùrirt-Guir'il,Akfàdou (Letx.) ; le Djurdjura(Batt.). — Afr. Ijor. B. lyrata Lin. Mant., 254; Desf. Atl. Il, 75, var. algérien- sis Jord. Diagn. d'Esp. noiiv. Vol. I (1864); Batt. Alg. 38. — Facile à reconnaître à ses tiges annuelles, assez élevées, à ses feuilles lyrées, à lobe terminal grand, arrondi, denté à dents obtuses, à ses fleurs petites d'un jaune pâle, à ses silicules peti- teS; scabres, hispides sur toute leur surface. — Com. sur les collines sèches , micaschisteuses à Fort-National , Aboudid , Iguil-Guéfri, Taguemount, AfFensou (0. D.), et très probable- ment dans les vallées de l'Oued Isser et du Sébaoû, etc. — Com. à Maison-Carrée, près d'Alger (0. D.). — Afr. àor. ♦ B. auriculataL. ; Desf. AU. II, 73 ; Batt. Alg. 39. — Tiges de 20 à 40 centîm. annuelles, rameuses dès la base, à rameaux dressés-étalés ; feuilles infér. oblongues-obtuses, sinuées-den- tées, longuement pétiolées, les caulinaires décroissantes sessi- les, auriculées-semiamplexicaules ; fleurs grandes, 12-15 mil- limètres de diamètre; silicules grandes, lisses ou papilleuses. — Champs sablonneux dans la plaine de l'Oued Sahel (Perroud). — Com. dans les régions des Chotts et des Hauts-Plateaux des trois provinces. — Rég. médit., Esp., Sard., Sic, Afr. bor. * B. brevicalcarata Batt. FI. de VAlg. p. 39, et in Bull. Soc. bot. Fr. XXXIX, PI. I (1892). — Moins élevée et à fleurs plus petites que dans le B. auriculafa ; sépales à éperon très court (1 milim.) ; silicules (18-20 millim. en diam.) arrondies lisses ou hispides, surmontées d'un style aussi long que le pédi- celle. — L'Adjiba, vallée de l'Oued Sahel (Batt.). —[Afr. bor. Thlaspi perfoliatum L. ; Batt. Alg., 40. — Arab. Khenfedj. — Les pelouses rocailleuses dans la zone montagneuse moyenne et supérieure, Drà-el-Mizan (Thèv.) ; Djurdjura occid. auTizi- n'-Tésselent, Agoûni-el-Haoùa, Djebel Afroun (Letx.). — Eur. Orient., Sibérie, Afr. bor. Iberis parviflora Munby in Bull. Soc. bot. Fr. II, p. 282, - 40 - et XIII, p. 216 ; Batt. Alg.S9; I. odorata Coss. non Lin.; 7. numidica Jord. Diag . d'esp. nonu. ; /. pecimata Boiss. — Les pelouses des montagnes à Chellata (Lotx.), au col de Tirourda, Ain-el-Hamman, et la vallée de l'Oued Sahel à Bordj-Bouira (Perroud). — Afr. hor. Teesdalia Lepidium D. C. Sysi. II, 392 ; Letx. Cal. Kab. 27; Thlaspi nudicaiilc Desf. Ail. II, 67 non Lois.; Lepidium nudîcaule L. — Tiges grêles, filiformes, nues, glabrescentes, de 6 à 10 centim. ; feuilles toutes radicales, pinnatifides à lobes aigus ;'fleurs très petites â pétales presque égaux, spatules, ne dépassant pas le calice; 4 étamines; siliculcs très petites, orbi- culaires, terminées au sommet par le style à peine saillant. — Les pelouses sèches micaschisteuses à Fort-National (0. D.) et dans la zone montagneuse à Agouni-el-Haoùa, Tizi-n'-Cbéria (Letx.). — Eur., Grèce, Syra, Chios, Turquie, Asie Min. T. Iberîs D. C. Sysi, II, 392 ; T. nudicaulisR. Brown Hort. Keiv. ,• Iberis nudicaulis L. — Tiges grêles nombreuses dres- sées, pubescentes, la centrale droite , nue de 6-12 cent., les latérales étalées plus courtes; feuilles radicales en rosette, pétiolëes, entières ou lyrées à lobes arrondis ; fleurs blanches, plus grandes que dans le T. Lepidwn, à pétales inégaux, les deux extérieurs plus longs que le calice ; 6 étamines ; silicules arrondies à style court, mais saillant. — Les collines et les pâturages sablonneux près de Fort-Nat., Aith-Moussa-ou-Aïssa, Affensoù, Azouza, Taguemount, etc. (0. D.); fleurit dès la fin de mars. — Eur. ceni. ei mer. Afr. bor. Hutchinsia petrea R. Brown Hort. Kew. IV, 82 ; Lepidium yeiremn L. — Parois des rochers humides, au col de Tirourda (Perroud, Letx.), Thabourt-Bouzgueur (Ectx.). - Eur., Grèce, Anaiolie, Tauride, Afr. bor. Clypeola Jonthiaspi L. var. microcarpa Batt. FI. de VAlg., 37; Letx. Cal., 20; C. microcarpa Choul. Fragm. fl. alg. exsic; C. gracilis l*\a.nch.. ; C. ambigua Jord. et Four. Brcc. pi. 710V. Il, 15. — Beaucoup plus grêle que la forme typique du midi de la France, à silicules elliptiques ou obovales, un peu convexes, très petites, 'glabres, et à graines occupant au moins la moitié do la loge. — Chellata ^(Lirou); Thabourt-Bouzgueur (Letx.). — Reg. medii., Orienl, Caucase, Perse, Afr. bor. Isatis caneseecs D. C. Fl. fr. Suppl. 398; /. tinctoria L., — 41 - var. canescens Gr. God. ; 1. lusitanica Desf. Ail. I, 77 ; Moris FI. sard. I, 114 non Lin. ex Boiss. — Siliques recouvertes des deux côtés, ou au moins en dessus de poils nombreux et recour- bés qui leur donnent un aspect plus ou moins incanescent. — Les collines sèches et pierreuses; corn, à Aboudid près de Fort- National (0. D.); observé aussi à Bou-Adnan (Batt.),et dans l'Atlas de Blida (H. Gay).— Fr. mér.,Esp., Port., Corse, Sard., Afr. bor. Obs. L'auteur du Flora orienlalis assimile 1'/. lusitanica Lin. (FI. or. I, 382) à 1'/. aleppica Scop. (7. orîentalis Willd.). Cette dernière espèce, qui est caractérisée par ses silicules pres- que linéaires, 6 à 7 fois plus longues que larges, longuement atténuées à la base, arrondies ou tronquées au sommet et hé- rissées de poils blancs recourbés et apprîmes, n'a pas encore été rencontrée en Algérie. Le botaniste Aristide Letourneux a signalé déjà sa présence en Tunisie (1). I. Djurdjuree Coss. et Dur. apud Bourgeau Plant, alg. exsic. n" 386 (1836) et in Bull. Soc. bot. Fr. IV, 523 (1857) ; Coss. III. fl. atl. tab. 57 ; Kabyl. Méssasat, Thi77ierzoiiga-Boud'7^ar.— EsT^ècQ caractérisée par ses tiges dressées, hautes de 6 àlOdécim., rameuses dans leur moitié supérieure, à rameaux dressés, par ses fleurs jaune pâle assez grandes, à stigmate sessile et par ses silicules très grandes, elliptiques ou orbiculaires, largement ailées à ailes membraneuses foliacées. — Les pelouses et les escarpements rocailleux de la zone montagneuse supérieure de 1600 à 2000 met. d'alt. ; Tizi-n'-Kouileth chez les Aith-Ali (0. Debx.); Ibadissen chez les Aith-bou-Addou (H. de la Pér.), Tàla-Hoùa (P. Mares), Aith-Daôud, Tirkabin (Letx.); col de Tirourda, Ain-el-Hamman (Letx., Perroud). — Afr. bor. ]\cslia pr^niculata Desv. Journ. bot. III, 112; 0. Debx. Cat. Bogh. n» 59 ; Batt. Alg., 36; Bunias paniculata L'Hérit. ; Myagriim paniculatum Desf. Ail. II, 63 non Lin. — Champs et cultures- dans la vallée de l'Oued Sahel, Bordj-Bouira (Perroud); (1) M. A. Letourneux, conseiller honoraire à la Cour d'appel d'Alger, ancien conseiller- juge au tribunal français d'Alexandrie (Egypte), était membre de la mission de l'exploration scientifique de la Tunisie. Le Prodro^ne de la mala- coloffie terrestre et fluciatile de la Tunisie avait été pul^liè, dès l'année 1887, par cet explorateur, avec la collaboration du conchyliologue bien connu R. Boureuignat, — 42 — com. dans la région des Hauts-Plateaux.— Eio\ médit., Orient^ Perse, Asie bor. Afr. bor. Calepina Corvini Desv. Journ. bol. III, 158 ; 'Qïs.ii.,Alg. 35 ; Crambe Corvini Allioni ; Bunias cocJilearioides D. C. — Les cultures argilo-calcaires à Fort-National, près du Moulin de la prise d'eau, Aboudid, Taoùrirt-Amôkran, Azouza, Tague- mount, etc. (0. D.); vallée de l'Oued Saliel (Perroud), — Eu?', médit., Orient, Cane. Perse. Afr. bor. Crambe reniformis Desf. Atl. Il, 78, tab. 151; Letx. Çat. 28 ; C. hispanica L. ex Bail Spicil. fl. maroc. 331. — Le savant auteur du Spicilegiitm affirme (loc. cit,)que le C. reniformis Desf. n'est autre que le C. hispanica décrit antérieurement par Linné. Les échantillons algériens n'ont pu lui présenter les plus légè- res différences avec ceux provenant du midi de l'Espagne. Aussi propose-t-il d'abandonner le nom trivial et peu exact de Ç. his- panica, quoique le plus ancien, pour adopter celui de Desfon- taines. — Bords des chemins couverts et un peu humides chez les Aith-Fraoùcen dans la vallée du Sébaôu. — Se retrouve dans l'Atlas de Blida, les gorges de la Chiffa (Durando, H. Gay). — Esp. Gibraltar, Afr. bor. ■* Rapistrum orientale L. ; Boiss. FI. or. I, 404, Batt. Alg., 33. — • Fleurs d'un jaune vif ; silicules glabres à pédicelles appli- qués, du double plus longs que l'article inférieur du fruit, celui- ci presque cylindrique ; article supérieur ou style gros, très rugueux, se terminant en un bec très court ; tiges non anguleu- ses. — Champs sablonneux dans la plaine de l'Oued Sahel (Per- roud). — Rég. médit, Corse, Sic, Grèce Orient., (Crète, Mélo), Afr. bor. R. Linneanum Boiss. et Reut. Diag. pi. nov. Ilisp., p. 5; Gr. God. FI. de Fr. I, 156; Batt. Alg. p. 33; Arab. Ilarrà. — Tiges dressées, grêles, à rameaux nombreux, divariqués, attei- gnant dans les plaines de 2 à 3 met. de hauteur; fleurs d'un jaune clair, à pétales une fois plus longs que les calices ; article inférieur de la silicule court, plus étroit que le pédiccllc; article supérieur globuleux, un peu costulé, et surmonté du style plus court que lui. — Champs dans la plaine de l'Oued Sahel chez les Beni-Mansour, col de Tirourda (Perroud); Drà-cl-Mizan (Thév.); Tizi-n'-Tléta (Letx.). — France mér., Esp., Port., Baléares, Grèce, Afr. bor. — 43 — Raphanus raphanistrum L ; D. G. Prod. l, 229; Batt. Alg., 31 ; Arab. Feidjel. — Les cultures et les moissons à Fort-Nat. (0. DJ, vallée du Sébaôu, Tizi-Oûzou (Letx.); com. partout en Algérie. — Eut. Orient., Afr. hor. Obs. J'ai rencontré fréquemment dans les champs sablonneux du littoral à Oran, une forme du R. raphanistrum, que je ne peux rapporter qu'au R. microcarpus Lange Pug. plant. 7iov. 296, et in Willk. et Lge. Prod. hisp. III, p. 750. Celle-ci diffère sensiblement du R. rapha72ist7nmi par ses tiges plus grêles, ses feuilles plus petites, les inférieures lyréès, toutes irrégulière- ment dentées, un peu hispides, ou glabrescentes, par ses fleurs plus petites, blanches ou rosées, parcourues par des veines d'un pourpre violacé, et surtout par ses siliques plus grêles, beaucoup plus étroites, formées d'articles subglobuleux, du double plus petits et plus fortement costulés. Le R. microcar- pus, qui n'avait pas encore été signalé en Algérie, se retrouvera sur d'autres points du littoral, et probablement dans les plaines sablonneuses de l'Oued Sahel et du Sébaoû. CAPPARIDEES Capparis spinosa L., Desfont. Ail. I, 403; Batt. Alg. 81, var. A genuina ; Arab. Kahdar. — La zone des contre-forts chez les Ait-Irathen, et dans la vallée du Sébaoù chez les Aith-Fraoù- cen (Letx.). — Rëg. mëd., Orient. Afr.dor. C. rupestris Sibth. et Sm. FI. grœc.prod. I, p. 355; C. spi- nosa var. rupestris Boiss. Fi. Orient, I, p. 421 ; Letx. Cat. 28. — Plante glabre à feuilles grandes suborbiculaires, obcordées à la base ; fleurs grandes ; stipules sétacées, caduques. — Les ro- chers maritimes à Bougie (Dufour, Cauv.). ~ Rég. médit., Orient., Afr. bor. RESEDACEES Asterocarpus Clusii J. Gay apud F. Schultz Arcliiv. fl. Fr. et Allem. (1842), 33 ; ^ . sesamoides var. b Duby Bot. gall. 67 ; Reseda Clusii Spreng.; R. sesamoides Ail. non L.; /?. purpuras- - 44 — cens L. — Tifrit, Acherchour-en-Tensaoût, Akfâdou (Letx.). — Eiir. médit, et occicl. Afr. bor. Reseda alba L.; J. Mull. Monog . Resed. p. 100; Desf. Ait. 1, 374; R. siiffruiiculosa L. Spec. Ed. II, 645; Kabyl. Tlief-Choun; Arab. ^

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article